
Après l’incendie dévastateur d’un autobus scolaire, le département des transports terrestres a partagé les premières conclusions des vérifications nationales des autobus fonctionnant au gaz naturel comprimé (GNC) à travers la Thaïlande. Jusqu’à présent, 5 % de ces bus inspectés ont été identifiés comme défectueux.
Cette démarche a été lancée le 4 octobre, après l’accident survenu le 1er octobre à Pathum Thani. Ce jour-là, un autobus transportant des élèves et du personnel de l’école Wat Phao Praya Sangkharam a pris feu, causant la mort de 20 élèves et de trois enseignants. Il s’est avéré que l’autobus, âgé de 54 ans, n’avait pas été correctement converti au GNC, ce qui a entrainé une violation des règles de sécurité.
Les inspections, qui ne couvrent actuellement que 10 % des 13 400 bus thaïlandais fonctionnant au GNC, ont révélé que 68 des 1 331 bus présentent de graves défauts. Les problèmes courants comprennent des bouteilles de gaz périmées et des équipements non conformes, ce qui entraîne des interdictions temporaires de circulation pour les véhicules défectueux.
Il est remarquable que 12 de ces autobus aient passé avec succès les inspections ultérieures, après que les conducteurs eurent rapidement effectué les réparations nécessaires. La direction des transports a exigé que tous les chauffeurs de véhicules endommagés résolvent les problèmes dans un délai de quinze jours, suivi d’une nouvelle inspection pour assurer le respect des normes.
Cette mesure de sécurité intervient au moment où Samarn Chanthabut, le conducteur impliqué dans l’incendie mortel, fait face à de graves poursuites judiciaires, tout comme le propriétaire du bus et Chinnaboot Tour, la société responsable du véhicule. Les autorités ont mis au jour des manœuvres visant à dissimuler la non-conformité d’autres autobus appartenant à cette même flotte.
Seulement une petite partie des autobus au GNC du pays a fait l’objet d’une évaluation approfondie.