Un moto-taxi aurait abattu deux femmes et deux enfants avant de se suicider dans ce que la police appelle une crise de jalousie excessive.
Les trois fusillades liées ont eu lieu tard lundi soir dans un marché, un condo et à un stand de moto-taxi dans le quartier de Thung Song Hong à Bangkok.
La police de Thung Son Hong s’est précipitée au marché après avoir entendu parler des coups de feu. Ils ont trouvé une femme de 59 ans, Sopha Chansoda une possible vendeuse de loterie, gisant morte, blessée par balle. Peu de temps après, une unité de police du même poste a été envoyée au condo Baan Suan Ratchathani, à Chaeng Wattana Soi 6, proche du marché, après avoir reçu un appel d’urgence concernant d’autres tirs dans une unité au 9e étage du condo.
La police a trouvé deux enfants, âgés de 7 et 9 ans, allongés dans une mare de sang sur le lit. Le plus jeune garçon est mort sur les lieux, tandis que celui qui respirait encore a été transporté d’urgence à l’hôpital de Bhumibol, où il a été déclaré mort. La police a également trouvé une femme abattue dans la salle de bain. Mme Tawee Sinma, une tante, âgée de 60 ans. Elle est morte rapidement.
Un agent de sécurité du condo a dit à la police qu’un chauffeur de moto-taxi, qui se rendait fréquemment dans le condo pour livrer de la nourriture, avait demandé la permission de se rendre dans la chambre des victimes pour récupérer une bouteille de gaz. Il a dit que l’homme est monté un moment et est ensuite reparti, sans la bouteille.
L’homme de 54 ans est ensuite retourné à son arrêt de moto-taxi, où il s’est suicidé avec le même pistolet.
Des voisins du condo ont déclaré à la police que le chauffeur de moto-taxi, Somchai Kaewkomol, était amoureux de la mère des deux enfants depuis environ deux ans mais, il y a environ un mois, la femme a disparu du condo car elle voulait rompre mais, lui, ne le supportait pas. Le chauffeur n’arrêtait pas de la chercher.
Rassemblant les déclarations des témoins, le colonel Pol Thitipong Peewatwuthikul, de la police métropolitaine, a déclaré qu’il soupçonne que les meurtres étaient motivés par la jalousie.
Il a déclaré que le tireur présumé (avéré ?) avait d’abord tué la mère de sa petite amie au marché, puis s’était rendu au condo pour tuer ses deux enfants et sa tante, avant de se suicider.
Il a cependant déclaré que la police recherchait la fameuse « petite amie » (qui ne l’était plus) du tireur, pour confirmer le véritable motif des multiples meurtres.
Les actes de violence et les féminicides dus à la jalousie masculine toxique restent monnaie courante en Thaïlande. Il serait judicieux que les autorités se posent des questions. On sait que le royaume n’a pas assez de psychiatres mais trop d’armes à feu, une inversion des tendances pourrait aider.
Aucune campagne n’est menée auprès des jeunes garçons pour leur expliquer que tuer une femme n’est pas correct.
Les policiers thaïlandais, comme les français ne sont ni motivés ni formés pour écouter les femmes et les enfants. Sauf cas particuliers.
Pire, aucun gouvernement n’a cherché à connaître les statistiques cohérentes tirées des dossiers de police ou d’actions en justice concrètes. C’est un peu comme si les gouvernants laissaient tout ce travail aux ONG.
Les médias, dont nous, n’en parlent pas assez.
