Les SIM cartes et autres possessions des Chinois arrêtés à la frontière
Depuis plusieurs mois, les autorités thaïlandaises multiplient les opérations contre des ressortissants chinois impliqués dans des activités criminelles. Les affaires se succèdent, révélant une présence significative de réseaux transnationaux opérant sur le territoire.
À Chanthaburi, la Marine thaïlandaise a arrêté six Chinois qui tentaient de franchir illégalement la frontière vers le Cambodge. Les autorités soupçonnent un lien avec des réseaux de contrebande et d’arnaques en ligne, profitant de la période du Nouvel An pour passer inaperçus.
À Bangkok, quatorze ressortissants chinois ont été interpellés dans un love hotel après avoir traversé clandestinement la frontière depuis le Myanmar. Certains étaient sans passeport, d’autres en situation de visa expiré. Ils sont accusés d’avoir participé à des escroqueries en ligne et ont été remis à la police pour poursuites judiciaires.
Toujours dans la capitale, un ressortissant chinois de 49 ans, Song, recherché par Pékin pour corruption et trucages d’appels d’offres dans le secteur hospitalier, a été arrêté. Il aurait causé plus de 260 millions de bahts de dommages en versant des pots-de-vin à des responsables de santé publique.
Quelques jours plus tard, un autre Chinois, Huang, a été intercepté à l’aéroport de Suvarnabhumi avec un faux passeport mexicain. Recherché par Interpol, il est accusé d’avoir dirigé une escroquerie à l’investissement ayant spolié plus de 500 victimes pour un montant dépassant un milliard de bahts.
À Pattaya, la violence s’est invitée dans un bar de South Pattaya Road : trois agents de sécurité ont été poignardés par un groupe de Chinois après une dispute avec une cliente. L’un des suspects, Chao Chen, 36 ans, a été arrêté et a reconnu les faits, tandis que ses complices restent recherchés.
Dans la même ville, un jeune Thaïlandais de 18 ans a été secouru après avoir été séquestré par deux Chinois et une Thaïlandaise. Le trio l’avait piégé en lui faisant ouvrir des comptes bancaires frauduleux, puis l’avait menacé et retenu de force lorsqu’il avait décidé de geler les comptes suspects.
Enfin, dans la province de Sa Kaeo, trois Chinois ont été arrêtés avec plus de 8.600 cartes SIM internationales. Les enquêteurs pensent qu’elles étaient destinées à des escroqueries téléphoniques et à des réseaux de centres d’appels frauduleux.
Ces affaires, qui s’étendent du cybercrime à la violence physique, illustrent l’ampleur de la présence de délinquants chinois en Thaïlande. Les autorités locales renforcent désormais la coopération avec Pékin et les contrôles aux frontières, conscientes que le royaume est devenu une plaque tournante pour des réseaux criminels transnationaux.



