
image d'archive
La Thaïlande a franchi une étape importante en matière de droits de l’enfant en interdisant officiellement toutes les formes de châtiments corporels, physiques et psychologiques. L’amendement à l’article 1567 du Code civil, publié dans la Gazette royale (Journal Officiel) le 24 mars, fait de la Thaïlande le 68e pays à interdire la violence dans les foyers, écoles, centres de soins, établissements pour mineurs et garderies.
UNICEF Thaïlande a salué cette avancée, la qualifiant d’étape majeure dans la protection des droits de l’enfant et la promotion d’une parentalité positive. L’amendement s’aligne sur la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE), plaçant l’intérêt supérieur de l’enfant au cœur de toutes décisions.
Une enquête menée en 2022 par l’Office national des statistiques et l’UNICEF a révélé que 54 % des enfants thaïlandais de moins de 14 ans avaient subi des châtiments physiques ou psychologiques, en nette diminution par rapport aux 75 % en 2015. Ces progrès sont également dus au fait que la natalité est en chute libre et que les enfants, rares maintenant, sont davantage choyés par les parents. Malgré ces progrès, UNICEF insiste sur l’importance d’éliminer totalement la violence envers les enfants.
UNICEF Thaïlande encourage le gouvernement à soutenir les parents à travers des formations sur des méthodes de discipline non violente, tout en collaborant avec des représentants gouvernementaux, la société civile et les communautés pour défendre les droits des enfants.
Dans un effort parallèle, le ministre du Développement social, Varawut Silpa-archa, intensifie les initiatives pour lutter contre la violence domestique, qui représentait près de 70 % des cas de violence signalés en avril et mai de l’an dernier. Malgré les défis, l’adoption de cette loi est considérée comme une avancée significative pour le bien-être des enfants en Thaïlande.