
La distribution nationale de 10 000 bahts a déçu les attentes. Grâce à ce projet du Parti Pheu Thai, près de 200 milliards de bahts ont été distribués aux groupes vulnérables, y compris les personnes âgées et handicapées. La première phase a coûté plus de 144 milliards de bahts pour 14,5 millions de personnes. La deuxième phase prévoit 10 000 bahts pour trois millions de personnes âgées, donc 30 milliards de bahts.
La troisième phase, prévue pour le deuxième trimestre, devrait coûter entre 150 et 160 milliards de bahts et ciblera 15 à 16 millions de personnes éligibles, y compris les étudiants. Ce transfert sera effectué sous forme de jetons numériques.
Le plan initial prévoyait un budget de 500 milliards de bahts pour aider les Thaïlandais de 16 ans et plus. Cependant, l’impact économique du programme a été limité, avec un effet multiplicateur plus faible que prévu. Des critiques, en particulier les milieux économiques et ceux proches de la Banque Centrale, ont dénoncé ce programme comme un gaspillage de l’argent des contribuables qui aurait été mieux utilisé dans la formation professionnelle, par exemple.
Selon la Banque mondiale, les transferts ont augmenté la croissance du PIB de 0,3 point de pourcentage en 2024, mais à un coût budgétaire élevé de 145 milliards de bahts. La dette publique a atteint 63,3 % du PIB et devrait continuer à augmenter.
Les transferts de trésorerie ont réduit marginalement la pauvreté et les inégalités, mais des défis structurels persistent et le gouvernement ne semble pas vouloir s’y attaquer. La Banque mondiale prévoit une croissance économique de 2,9 % en 2025, mais des évènements internationaux pourraient ralentir cette reprise.
Le gouvernement a maintenu son objectif de croissance du PIB pour 2025 à 3 %, même si le Conseil national de développement économique et social (NESDC) a abaissé ses prévisions à 2,8 %.
En 2024, la croissance du PIB a été de 2,5 %, l’une des plus faibles de l’ASEAN, derrière les 7,1 % du Vietnam, les 5,6 % des Philippines, les 5,1 % de la Malaisie, les 5 % de l’Indonésie et les 4,4 % de Singapour.
Le vice-ministre des Finances, Julapun Amornvivat, a expliqué que l’économie thaïlandaise avait connu une croissance moyenne de 2 % au cours de la dernière décennie, sous régime militaire. Il considère donc que les 2,5 % de 2024 et les 3 % de 2025 comme des succès.
Interrogé sur la proposition du NESDC d’allouer une partie de la phase 3 de la manne à des projets de gestion de l’eau, Julapun a déclaré que le gouvernement s’occupait déjà des infrastructures. Il répète que la manne a un impact plus rapide en stimulant la consommation.