Dans la série « un féminicide n’est pas un fait divers mais un fait de société » Le mari d’une femme de 44 ans retrouvée morte dans leur petit appartement a avoué son meurtre et raconte une histoire de violence domestique.
La police a reconnu que la défunte avait déposé trois plaintes contre son mari pour violences physiques mais n’a jamais rien fait. Le mari accusé, actuellement en garde à vue, a avoué le meurtre, déclarant que leurs disputes croissantes l’avaient amené à « péter un câble ». Le drame a eu lieu mardi dans le quartier Nong Kham de Sri Racha, Chon Buri .
Après avoir reçu un appel de détresse, l’agent Naphadol Wandee du poste de police de Nongkham s’est précipité sur le lieu du crime à Nong Kham, accompagné d’enquêteurs et de secouristes de Pure Yiang Tai Sri Racha.
Là, ils ont découvert le corps sans vie d’une femme nommée Rattana. Des ecchymoses étaient visibles sur ses joues et sous ses yeux alors qu’elle était couchée sur le dos au milieu de la pièce. La police a soigneusement documenté la scène et collecté les preuves. De plus, les officiers ont rencontré le mari de la défunte, Sompong, qui attendait pour fournir son témoignage à la police, comme l’a rapporté KhaoSod.
Dans ses aveux, Sompong a admis être responsable du meurtre de sa femme. Il a révélé que leur mariage était tumultueux depuis environ trois ans, avec des disputes dégénérant souvent en violence (de sa part).
Mardi, il l’a brutalement agressée, entraînant sa mort. Comprenant la gravité de son acte, Sompong s’est rapidement rendu à la police.
La police a révélé que Rattana avait précédemment porté plainte contre son mari pour ses violences au poste de police de Nong Kham. La dernière fois, le 2 juillet. Elle avait affirmé que son mari lui avait donné trois coups de pied, causant de graves blessures. Comme en France, certains policiers (parfois eux-mêmes violents) ne prennent pas au sérieux les plaintes des femmes battues.
Sompong étant désormais détenu en toute sécurité, la police mène de nouvelles enquêtes conformément aux procédures légales. On ne sait pas si les policiers qui n’ont rien fait le 2 juillet seront inquiétés.
