
La police peut désormais prélever des échantillons d’urine ou de sang pour tester le taux d’alcoolémie des conducteurs qui refusent de souffler dans des alcootests, en vertu d’un nouveau règlement.
L’annonce a été publiée vendredi 20 dans la Gazette royale. Elle remplace deux règlements ministériels publiés en 1994 et 2017, qui mettaient l’accent sur l’utilisation d’alcootests comme principale méthode de détection de l’alcoolémie.
Le nouveau règlement vise à rendre les procédures de dépistage d’alcool plus efficaces et adaptées à la situation actuelle. On ne sait pas exactement combien de conducteurs sont concernés.
Le règlement autorise la police à collecter des échantillons d’urine des conducteurs soupçonnés d’être ivres ou à les obliger à se rendre à l’hôpital pour des analyses de sang s’ils refusent de passer un alcootest.
Pour l’analyse d’urine, les policiers ont pour instruction d’obtenir le consentement du conducteur avant de procéder à l’analyse. Cela signifie, en creux, que le conducteur peut toujours refuser. Les policiers devront fournir aux conducteurs un endroit sûr pour uriner dans un récipient hermétique. Les agents garderont le contrôle de la zone pour empêcher les conducteurs d’échanger des échantillons. Les échantillons d’urine doivent être envoyés à un hôpital voisin pour un test en laboratoire.
Pour la prise de sang, le règlement demande à la police d’amener le conducteur dans un hôpital voisin pour un examen médical.
Les conducteurs ayant plus de 50 milligrammes d’alcool, ou 20 mg pour les moins de 20 ans, dans leur corps sont considérés comme en état d’ébriété et seront accusés de conduite en état d’ivresse.
La loi prévoit également qu’un conducteur qui refuse de se faire examiner par un médecin sans motif valable est présumé avoir un taux d’alcoolémie supérieur à la limite légale. Le médecin de l’hôpital enregistrera le refus et informera la police de procéder à une enquête sur l’affaire. Cela signifie qu’un conducteur peut toujours refuser tous tests.
Le 30 janvier, le gouvernement précédent a approuvé un amendement à la loi afin d’autoriser les tests d’alcoolémie sur les conducteurs dans les trois heures suivant un contrôle par la police. Trois heures, cela permet au taux d’alcoolémie de baisser sensiblement.
Le sujet ne concerne que les riches. En effet, les Thaïlandais moyens obtempèrent lorsque les policiers leur demandent de souffler ou d’uriner. Seuls les puissants regimbent et s’arrangent, grâce à la présence d’un avocat, pour que la prise de sang ait lieu le lendemain.