
Bonne nouvelle pour les amoureux de la mer : une enquête menée du 9 au 15 janvier par le Département des parcs nationaux thaïlandais révèle que les récifs coralliens des îles Similan, au large de Phang Nga, sont en excellent état. Les chercheurs n’ont observé aucun signe de blanchissement, un indicateur clé de la santé des coraux.
L’étude, réalisée par le Marine National Park Research and Study Centre de Phuket en collaboration avec les gardes du parc, a couvert 14 stations de suivi réparties sur l’archipel. Les équipes ont collecté des données précises sur l’état des coraux adultes et juvéniles, les maladies, les espèces de poissons et leur abondance, les invertébrés ainsi que les déchets présents sur les récifs. Les résultats initiaux confirment une vitalité remarquable de l’écosystème marin, qui fera l’objet d’analyses plus poussées pour orienter les politiques de conservation et de gestion durable.
Les Similan, dont le nom vient du mot malais signifiant « neuf », regroupent neuf îles situées à environ 70 kilomètres du port de Thap Lamu. Elles couvrent 140 km² et figurent parmi les dix meilleurs sites de plongée au monde, avec également de nombreux spots de snorkeling (au tuba) accessibles.
La biodiversité y est exceptionnelle : coraux rares comme le Seriatopora Hystrix, éponges, coraux mous, gorgones, mais aussi homards, palourdes, tortues marines, dauphins, murènes et plus de cinquante espèces de poissons. Cette richesse fait des Similan un joyau écologique et touristique, attirant chaque année des milliers de visiteurs.
Dans un contexte mondial marqué par la dégradation des récifs coralliens, l’état de santé des Similan est une lueur d’espoir. Les autorités thaïlandaises entendent capitaliser sur ces résultats pour renforcer la protection de ce patrimoine naturel, essentiel à la fois pour la biodiversité et pour l’économie touristique du pays.
Cette embellie est confirmée un peu plus au sud. Un rare poisson-guitare à tête de requin, appelé localement « Ronin », a été aperçu dans les eaux peu profondes de Trang, suscitant l’alerte des autorités marines. Les pêcheurs ont signalé sa présence le 18 janvier, et un survol a confirmé qu’il mesurait environ 1,7 mètre, en bonne santé et sans blessures. Cette espèce, le Rhina ancylostoma, vit normalement en eaux profondes et est classée en danger critique d’extinction. Elle est chassée non pas pour ses nageoires, mais pour ses épines, utilisées dans des bijoux et amulettes en Thaïlande. Protégée par la loi depuis 2018, toute atteinte ou possession de produits issus de ce poisson est strictement interdite et lourdement sanctionnée.



