
À Phuket, les autorités locales et les bénévoles tirent la sonnette d’alarme : les singes, très présents dans les zones touristiques, représentent un danger réel pour les visiteurs. Vinnie Modell, volontaire britannique et fondateur du Rescue Team Volunteers Phuket, a rapporté qu’au moins dix touristes ont été mordus pendant les fêtes de Noël et du Nouvel An.
La plupart des incidents ont eu lieu sur la célèbre Monkey Beach, à Phi Phi Island, mais aussi à Pattaya et, plus généralement, partout en Thaïlande. Si aucune blessure grave n’a été recensée, le risque d’infection et surtout de rage reste élevé. Même une morsure légère peut transmettre des bactéries ou des virus. Les traitements sont lourds : injections directement dans la plaie pour prévenir les infections et l’exposition à la rage. Les victimes, âgées de 25 à 40 ans, venaient du Royaume-Uni, d’Allemagne ou encore d’Israël.
Selon Modell, ces accidents surviennent principalement parce que les touristes ignorent les consignes de sécurité, notamment lorsqu’ils tentent de nourrir les singes ou de prendre des photos trop près. Il rappelle que ces animaux, même habitués à la présence humaine, restent sauvages et peuvent devenir agressifs s’ils se sentent menacés ou s’ils attendent de la nourriture.
Les autorités de Phuket répètent régulièrement leurs avertissements, en particulier à Toh Sae Hill, dans Phuket Town, où des panneaux interdisent de nourrir ou d’approcher les macaques. Le fait de nourrir les bêtes accentue leur agressivité et augmente le risque de morsures ou de griffures.
Les services de santé recommandent aux personnes mordues de laver immédiatement la plaie avec de l’eau et du savon, de la couvrir et de consulter rapidement un médecin. La rage est une maladie mortelle si elle n’est pas traitée à temps.
Modell insiste : aucun cliché de vacances ne vaut un séjour à l’hôpital. Respecter la distance et considérer les singes comme des animaux sauvages, agressifs, voire dangereux, reste la meilleure façon d’éviter les mauvaises surprises.



