
Phuket s’offre une nouvelle icône. La station balnéaire a inauguré « Dheveena », une imposante sculpture installée au bout du cap de Saphan Hin, dans le district de Wichit, trois kilomètres au sud de l’hôtel de ville de Phuket. Cette œuvre monumentale de huit mètres de haut, mi-femme mi-poisson-lion, a été conçue par l’artiste locale Aree Kongpol et réalisée par le sculpteur Teerapong Photisan. Présentée comme la « Reine de la mer », elle incarne un esprit protecteur, symbole d’abondance et de richesse pour l’écosystème marin de Phuket.
Cette installation s’inscrit dans le cadre de la Thailand Biennale 2025, quatrième édition de l’événement artistique international, revenu à Phuket le 29 novembre dernier. Placée sous le thème « Eternal Kalpa », la Biennale invite le public à réfléchir au passage du temps, aux mutations technologiques et aux liens changeants entre l’homme et la nature. Jusqu’au 30 avril, 65 artistes venus de 25 pays exposent leurs créations dans divers lieux de la province.
Saphan Hin Park, choisi comme l’un des sites principaux, accueillera trois œuvres permanentes destinées à marquer durablement le paysage culturel local. La première, « Richest Roller » du maître Kamol Tassanachalee, célèbre la prospérité et la richesse culturelle de Phuket. La seconde, « Dheveena », attire déjà les regards avec ses formes fluides et marines. La troisième, « The Labyrinth #2 » de Pitupong Chaowakul, propose une structure translucide inspirée du jeu de cache-cache, invitant les visiteurs à explorer l’espace et leurs perceptions.
Au-delà des installations officielles, l’île bruisse aussi d’un autre phénomène inattendu : une station-service flambant neuve, perchée face à la mer au Sunrise Marina Phuket, sur l’île de Koh Sire. L’endroit est rapidement devenu un spot photo prisé. De nombreux curieux s’y arrêtent non pas pour faire le plein, mais pour immortaliser la vue panoramique sur l’eau.
Avec « Dheveena » et ces nouvelles attractions, Phuket confirme son ambition de conjuguer art contemporain, patrimoine naturel et tourisme. La Biennale, qui se déploie sur cinq mois, entend laisser une empreinte durable, transformant les espaces publics en galeries à ciel ouvert et offrant aux habitants comme aux visiteurs des repères culturels inédits.



