
La conférence de la communauté francophone de l’ASEAN s’est ouverte le 17 septembre à Vientiane, Laos, en présence du maire de Vientiane, Athsaphangthong Siphandone, de représentants de l’Association des maires francophones de l’ASEAN, d’organisations internationales et de missions diplomatiques au Laos.
Lors de son discours inaugural, Athsaphangthong Siphandone a rappelé que la première conférence de la communauté francophone de l’ASEAN avait eu lieu en 2017, organisée conjointement par les autorités locales de l’ASEAN dans le cadre d’une coopération stratégique entre l’Association internationale des maires francophones (AIMF) et l’Union européenne (UE).
Il a souligné l’importance de créer un réseau de villes en Asie du Sud-Est pour favoriser la coordination et les échanges sur la connectivité communautaire et le développement urbain. Ce partenariat porte sur la gestion des technologies de l’information, le développement de villes intelligentes et la lutte contre le changement climatique.
On ne sait pas qui représentait la France, sans gouvernement depuis des mois, lors de cette rencontre, outre les diplomates de l’ambassade de France à Vientiane.
Simultanément, La 56e réunion des ministres de l’Économie de l’ASEAN s’est ouverte le 17 septembre à Vientiane, Laos, sous la présidence de Malaythong Kommasith, ministre lao de l’Industrie et du Commerce, avec la participation des ministres de l’ASEAN et du Timor-Leste. Malaythong Kommasith a souligné l’engagement de l’ASEAN à poursuivre la construction de la Communauté économique d’ici 2025 et à définir une vision pour 2045.
La réunion se tient dans un contexte mondial complexe, marqué par les incertitudes économiques liées à la pandémie, au changement climatique et aux conflits géopolitiques. Les ministres ont discuté des moyens de renforcer la coopération pour répondre à ces défis. Le taux de croissance économique de l’ASEAN est prévu à 4,6 % en 2024, avec des échanges commerciaux estimés à 3 617 milliards de dollars. Les discussions ont aussi porté sur l’attractivité de la région pour les investissements étrangers.
La croissance de l’ASEAN est tirée vers le bas par la Birmanie, en guerre, et par la Thaïlande qui n’effectue pas les réformes structurelles lui permettant de se développer. Sans ces mauvais élèves, l’ASEAN serait un îlot de croissance à plus de 5 ou 6 %. Singapour affiche des taux de croissance modestes car il s’agit d’une économie mature et non « en développement ».