
L’ancien Premier ministre thaïlandais Thaksin Shinawatra pourrait retrouver une certaine liberté dès le mois de mai. Selon un haut responsable du Département des prisons, Thaksin sera alors éligible à une libération conditionnelle, après avoir purgé les deux tiers de sa peine d’un an.
Condamné le 9 septembre 2025, Thaksin est détenu au centre pénitentiaire de Klong Prem, à Bangkok. Le système carcéral thaïlandais prévoit une révision des classifications des détenus quatre fois par an. Or, l’ancien chef du gouvernement n’a pas encore accompli suffisamment de temps de détention pour voir son statut passer du niveau « moyen » à « excellent », condition nécessaire pour une grâce royale. Mais en mai, après huit mois derrière les barreaux, il pourra légalement demander une libération anticipée.
Visite familiale et soutien politique
Jeudi, son gendre Pitaka Suksawat, mari de l’ancienne Première ministre Paetongtarn Shinawatra, lui a rendu visite accompagné de l’avocat personnel de Thaksin, Winyat Chartmontree. Cette rencontre de trente minutes était la 32e visite familiale depuis son incarcération. À la sortie, Pitaka a assuré que Thaksin était en bonne santé et ne souffrait pas de solitude. Il a ajouté que l’ancien Premier ministre suivait de près l’actualité, notamment les campagnes électorales en cours.
Thaksin aurait demandé à son gendre de transmettre son soutien moral aux candidats du Pheu Thai Party, sans mentionner de noms précis. Pour lui, l’élection à venir constitue un repère important durant sa détention.
Condoléances et mobilisation des partisans
Pitaka a également rapporté que Thaksin avait exprimé ses condoléances aux familles des victimes du récent accident ferroviaire survenu à Nakhon Ratchasima, qui a endeuillé le pays.
À l’extérieur de la prison, une poignée de partisans vêtus de rouge attendaient la sortie du visiteur. Ils ont scandé leur fidélité au Pheu Thai Party et leur soutien indéfectible à Thaksin, symbole toujours puissant pour une partie de l’électorat.
Si la décision de libération conditionnelle revient aux autorités pénitentiaires, l’annonce de cette possible échéance en mai relance le débat sur l’avenir politique de Thaksin et sur l’influence qu’il pourrait exercer, même depuis l’ombre.



