Le tribunal administratif de Chiang Mai a condamné lundi le Premier ministre sortant et le Conseil national de l’environnement pour avoir négligé leur devoir et de jamais avoir lutté contre le smog dense qui empoisonne Chiang Mai chaque année.
Il a été constaté que les deux accusés (Prayut et le conseil national de l’environnement) avaient ignoré leurs devoirs tels que stipulés dans la loi sur la qualité de l’environnement national, BE 2535 (1992).
La Cour a également jugé que le Premier ministre Prayut Chan-o-cha avait ignoré ses devoirs ou retardé toute action de prévention de la pollution de l’air par les PM2,5 à Chiang Mai, comme stipulé dans la loi sur la prévention des catastrophes, BE 2550 (2007).
La pollution de l’air causée par la poussière PM2,5 s’est atténuée depuis mai, mais le problème revient en décembre de chaque année et dure 6 mois dont 3 de pollution intense et mortelle et a tendance à s’aggraver chaque année.
Cette pollution, due à l’écobuage, a un impact extrême sur la santé publique et l’environnement, de sorte que le tribunal a statué que, comme il est évident que les problèmes se reproduiront, et par principe de précaution et de prévention, il y a des raisons suffisantes pour ordonner aux deux défendeurs d’émettre rapidement et efficacement les mesures à prendre pour prévenir, atténuer et résoudre le problème.
Durant les 2 ou 3 mois de pics, la ville de Chiang Mai est la ville, de loin, la plus polluée du monde. Jamais le général Chan-o-cha qui a suivi une formation militaire le préparant mal à comprendre les enjeux environnementaux, n’a pris la moindre mesure pour s’attaquer au problème de la pollution en Thaïlande.
Il a voulu ménager les paysans pollueurs, potentiels électeurs, qui n’ont finalement pas voté pour lui.
Par ailleurs, Chan-o-cha n’a pas encore été inquiété par la justice pour le coup d’état qu’il a fomenté en 2014.
