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La municipalité de Bangkok a décidé de repousser d’un an l’entrée en vigueur de l’ordonnance métropolitaine sur la possession et le contrôle des animaux. Prévue initialement pour le 10 janvier 2026, son application est désormais reportée afin de permettre aux services de mieux se préparer et d’élargir l’accès pour les habitants.
Le gouverneur Chadchart Sittipunt a expliqué que, depuis la publication de l’ordonnance, plus de 50 000 chiens et chats ont déjà été pucés et enregistrés. Ce chiffre représente plus de dix fois le volume de l’année précédente et témoigne d’une forte coopération du public. Mais les autorités reconnaissent que plusieurs obstacles subsistent.
D’abord, la population animale est plus importante que prévu, ce qui met sous pression les centres de service existants. Ensuite, certains propriétaires expriment des inquiétudes sur la sécurité et les aspects juridiques liés à la puce électronique. Enfin, les locataires rencontrent des difficultés pour obtenir l’accord de leurs bailleurs avant l’enregistrement de leurs animaux.
Ce délai supplémentaire doit permettre à l’administration métropolitaine de renforcer la couverture des services, de développer des unités mobiles et proactives, et d’améliorer la communication auprès du public. Les autorités souhaitent également revoir certains freins réglementaires afin de faciliter la mise en œuvre.
L’objectif à long terme reste inchangé : promouvoir une responsabilité accrue des propriétaires d’animaux, réduire le nombre d’animaux errants et améliorer la qualité de vie des habitants comme de leurs compagnons. La stratégie s’inspire des meilleures pratiques internationales, qui associent stérilisation, vaccination et identification électronique.
Pour Bangkok, cette politique est aussi une réponse à un problème croissant de santé publique et de bien-être animal. Les chiens et chats errants représentent un risque sanitaire, notamment en matière de rage, et posent des défis de cohabitation dans les quartiers. En renforçant l’identification et le suivi, la ville espère mieux contrôler la population animale et responsabiliser les propriétaires.
Le report d’un an est donc présenté comme une étape pragmatique : il s’agit de consolider les moyens avant de rendre l’ordonnance pleinement obligatoire. Les habitants disposent ainsi de plus de temps pour se conformer aux nouvelles règles, tandis que la municipalité ajuste son dispositif pour garantir une mise en œuvre efficace et équitable.



