Les autorités thaïlandaises ont confirmé que 72 tigres sont morts en l’espace de onze jours dans deux installations de Chiang Mai, victimes d’une infection par le parvovirus félin, aggravée par une maladie bactérienne secondaire. L’épidémie a touché les enclos de Mae Rim et Mae Taeng, gérés par Tiger Kingdom.
Le virus, particulièrement virulent, attaque le système digestif et les défenses immunitaires. Les symptômes sont sévères : vomissements, diarrhées sanglantes, forte fièvre, perte d’appétit et grande léthargie. Entre le 8 et le 18 février, 21 tigres sont morts à Mae Rim et 51 à Mae Taeng. Le pic a eu lieu les 12 et 13 février, avec 45 décès en seulement deux jours.
Aujourd’hui, il reste 44 tigres à Mae Rim et 130 à Mae Taeng. Les vétérinaires expliquent que le suivi des grands félins est plus complexe que celui des animaux domestiques : les signes précoces passent souvent inaperçus, et les cas sont détectés trop tard.
Face à l’urgence, les autorités ont lancé des mesures de confinement strictes : désinfection massive des enclos, protocoles sanitaires renforcés et fermeture des sites au public. Pour limiter les risques de transmission, 33 tigres en bonne santé ont été transférés en quarantaine à Mae Taeng. Les survivants reçoivent désormais des vaccins contre le parvovirus félin.
L’origine de l’épidémie reste à préciser. Les carcasses de poulets utilisées comme nourriture ont été examinées, mais aucune conclusion officielle n’a encore été publiée. Les installations ont suspendu leurs activités et un rapport détaillé est attendu du Département de l’élevage.
Cette crise rappelle la fragilité des animaux sauvages en captivité et les difficultés de gestion sanitaire dans les parcs à tigres. En quelques jours, un virus félin a provoqué des pertes massives, soulignant l’importance de la prévention et de la surveillance vétérinaire.



