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Des ONG affirment que l’armée thaïlandaise a rasé des villages cambodgiens

thaivisa 21 Jan 2026
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Le temple de Ta Kwai en mauvais état après le dernier épisode de la guerre la plus bête du monde.

Le département des Beaux-Arts thaïlandais a inspecté le temple Ta Kwai, situé dans le district de Phanom Dong Rak (province de Surin), et prépare désormais un plan de restauration. Les autorités insistent : le site reste fermé au public en raison de risques majeurs pour la sécurité. Certaines parties de l’édifice ancien sont instables et menacent de s’effondrer.

L’accès au temple et à la zone voisine de Hill 350 demeure interdit, notamment à cause de mines non désamorcées. Seuls les personnels autorisés – militaires, inspecteurs et restaurateurs – peuvent pénétrer sur les quelques itinéraires sécurisés. Le 22e bataillon d’infanterie thaïlandais affirme avoir consolidé son contrôle après des opérations récentes, tandis que les forces cambodgiennes se sont repositionnées à environ un kilomètre.

Mais derrière les précautions techniques se cache une querelle politique. Le temple Ta Kwai, comme d’autres vestiges de la région, pourrait se trouver en territoire cambodgien. La frontière de 800 kilomètres entre les deux pays, tracée à l’époque coloniale, reste floue et contestée. Les ruines millénaires, symboles de patrimoine partagé, deviennent ainsi des points de friction diplomatique.

Du côté du temple de Preah Vihear, l’UNESCO a annoncé l’envoi d’une mission technique pour évaluer les dégâts, dès que les conditions le permettront. Cette mission répond à une demande des autorités cambodgiennes, qui souhaitent une expertise indépendante. Le temple, en territoire cambodgien et inscrit au patrimoine mondial depuis 2008, est au cœur d’un conflit frontalier entre la Thaïlande et le Cambodge.

La crise s’aggrave alors que des ONG de défense des droits humains accusent l’armée thaïlandaise d’avoir détruit des habitations cambodgiennes dans la province de Banteay Meanchey, en dépit du cessez-le-feu conclu fin décembre. LICADHO dénonce la démolition de centaines de maisons, qu’elle considère comme une violation du droit international. Phnom Penh parle d’annexion de villages, tandis que Bangkok affirme agir sur son propre territoire.

Concrètement, les militaires thaïlandais ont redessiné la frontière selon leurs propres cartes, matérialisant cette nouvelle ligne par des barbelés et des containers. Les habitations situées entre l’ancienne limite et celle imposée par la Thaïlande ont alors été rasées.

Pour les habitants, la situation est dramatique. Tep Chheang, père de quatre enfants, raconte avoir perdu sa maison lors des affrontements de décembre. Il vit désormais dans un camp de déplacés. Le chef du village de Chouk Chey estime que près de 880 familles sont empêchées de rentrer chez elles, évoquant “la sensation d’être enterrés vivants”.

Le ministère cambodgien des Affaires étrangères condamne fermement ces démolitions, mais la Thaïlande rejette les accusations, affirmant respecter le cessez-le-feu. Plus de 127 000 Cambodgiens restent déplacés, signe que la paix demeure fragile.

Le ministre thaïlandais de la Défense, Natthaphol Nakpanich, a reconnu qu’un troisième affrontement frontalier avec le Cambodge restait possible si les accords existants n’étaient pas respectés. Lors d’une visite dans les provinces de Sa Kaeo et Trat, il a insisté sur la priorité donnée au dialogue et à une résolution pacifique, tout en rappelant la nécessité de protéger la souveraineté nationale. La possible « annexion » de facto de territoires cambodgiens par la Thaïlande rend une troisième guerre plus envisageable. Pour mémoire, Natthaphol fait partie d’un gouvernement sortant et proche de l’armée qui a tout intérêt à voir un conflit surgir à quelques jours des élections.

Cependant, et malgré des rumeurs, aucune preuve d’un conflit imminent n’a été confirmée, les discussions bilatérales se poursuivant sur la coopération et le déminage.

Entre restauration patrimoniale et rivalités territoriales, le temple Ta Kwai illustre la complexité d’une frontière où l’histoire, la culture et la politique s’entremêlent. Pour l’instant, ce site sacré reste inaccessible, suspendu entre deux nations qui peinent à trouver un terrain d’entente.

On peut se demander si le démantèlement complet de ces ruines ne serait pas souhaitable, mais peut-être que les deux royaumes seraient capables de se battre pour ce qui serait devenu un tas de pierres.

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