
La police touristique de Phuket et la municipalité de Rawai ont décidé de réagir après la diffusion sur les réseaux sociaux d’images montrant des vacanciers bronzant nus sur une plage isolée. Le 6 mars, le chef de la police touristique locale, le lieutenant-colonel Ekachai Siri, a ordonné une enquête sur ce site discret de 100 mètres de long, situé à environ 200 mètres de la route. Lors de la vérification, une vingtaine de touristes s’y baignaient.
Face à la polémique, les autorités locales vont installer des panneaux multilingues rappelant les règles d’utilisation des espaces publics et interdisant explicitement le bronzage nu. La municipalité de Rawai, propriétaire du terrain, a confirmé que ces panneaux seront visibles dès les prochains jours. Les patrouilles policières seront également renforcées sur les plages et dans les zones touristiques afin de prévenir de nouveaux incidents.
Au-delà de la signalisation, les autorités thaïlandaises veulent sensibiliser les visiteurs. Les ambassades, consulats, hôtels, agences de voyages et opérateurs touristiques ont été sollicités pour relayer les consignes et informer les vacanciers des comportements interdits. L’objectif est d’éviter les malentendus culturels et de préserver l’image de Phuket comme destination familiale et respectueuse des traditions locales.
Les policiers ont aussi pris le temps d’expliquer directement aux touristes présents les lois et règlements en vigueur. En Thaïlande, l’usage des plages est encadré par des règles strictes, et les comportements jugés offensants peuvent entraîner des sanctions. Les autorités insistent sur le fait que ces mesures ne visent pas à restreindre le plaisir des visiteurs, mais à garantir une cohabitation harmonieuse entre habitants et vacanciers.
Cette affaire illustre la vigilance croissante des autorités face aux pratiques jugées inappropriées dans les zones touristiques. Phuket, qui accueille chaque année des millions de visiteurs, cherche à maintenir un équilibre entre attractivité internationale et respect des normes sociales locales. Les panneaux multilingues et les campagnes d’information devraient contribuer à rappeler aux touristes que certaines libertés ne s’appliquent pas partout de la même manière.



