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Effondrement du siège de la Cour des comptes : un an après, la vérité reste sous les décombres

Geo Valin 30 Mar 2026
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Un an après l’effondrement spectaculaire du futur siège de l’Office national d’audit (SAO) ou « Cour des comptes » à Bangkok, les familles endeuillées et l’opinion publique attendent toujours la vérité. Le 28 mars 2025, la tour de 33 étages en construction s’est écroulée sous la secousse d’un séisme de magnitude 7,7 survenu au Myanmar. Bilan : 96 morts, neuf blessés graves et plus de 2 milliards de bahts de fonds publics engloutis. Pourtant, aucun responsable étatique n’a été sanctionné.

Compensation sans consolation

Les proches des victimes ont reçu des indemnisations, mais l’argent ne comble pas le vide. Paew Yuennan, mère d’un adolescent de 17 ans tué dans l’effondrement, raconte avoir perçu 3 millions de bahts. « Tout ce que je veux, c’est que mon fils soit vivant », confie-t-elle, amère de n’avoir jamais reçu d’excuses officielles. Même désarroi chez la famille de Boonrod Otatawong, soudeur de 33 ans, dont la mère a touché environ 2,8 millions de bahts. « L’argent ne remplacera jamais sa présence », dit-elle.

Les compensations, versées par les entreprises impliquées et les autorités, totalisent près de 100 millions de bahts. Mais pour les familles, elles ne suffisent pas à effacer le sentiment d’abandon.

Enquête inachevée

Les investigations ont révélé des défauts majeurs : béton de mauvaise qualité, armatures insuffisantes, conception non conforme aux normes légales. Le SAO a confirmé que la secousse sismique avait provoqué une « rupture par cisaillement », aggravée par ces failles structurelles. Vingt-trois entreprises et dirigeants privés, dont Ital-Thai Development et China Railway No 10 (Thailand), ont été inculpés pour négligence et collusion dans l’attribution du contrat. Mais du côté fonctionnaires, silence radio. Environ 70 agents sont visés par des enquêtes anticorruption, sans qu’aucun nom n’ait été rendu public.

Risque de répétition

Pour Suppaut Bosuwan, directeur de HAND Social Enterprise, cette catastrophe illustre l’échec de l’État. « Le séisme était inévitable, mais pas la tragédie », souligne-t-il. Il dénonce l’absence de nouvelles règles de sécurité et avertit : sans réforme, d’autres bâtiments pourraient s’effondrer lors du prochain tremblement de terre. Son collègue Rakpa Onsuvan plaide pour des “pactes d’intégrité” et des contrôles indépendants dès la conception des projets. « Quand on achète une maison, on fait appel à un ingénieur. Pourquoi pas pour les grands chantiers publics ? », insiste Suppaut.

Vigilance accrue… mais fragile

Certains signes positifs apparaissent. Selon le professeur Amorn Pimanmas, président de l’Association des ingénieurs en structures de Thaïlande, les entreprises de construction accordent désormais plus d’attention aux matériaux et aux systèmes de conception. Les maîtres d’ouvrage semblent davantage écouter les experts. Mais il craint que cette vigilance ne s’essouffle. « Nous avons besoin de contrôles sérieux, pas de simples signatures cérémonielles », prévient-il.

Un site à l’abandon

Le SAO a confirmé qu’aucune reconstruction n’est prévue sur le terrain de Chatuchak. Les contrats ont été résiliés, et l’agence compile des dizaines de milliers de pages pour les enquêteurs. Le projet, lancé en 2018 pour un coût de plus de 2,1 milliards de bahts, restera une cicatrice béante dans le paysage de Bangkok. Cependant, l’hypothétique Grand prix de Formule 1 de Bangkok se déroulerait à quelques mètres. L’occasion de réaliser un lieu paysager et arboré sur les décombres ?

Un an après, l’effondrement du siège du SAO demeure le symbole d’une double faillite : celle d’un chantier miné par la corruption et celle d’un système incapable d’assumer ses responsabilités. Les familles réclament justice, les experts exigent des réformes, mais l’État, lui, reste muet.

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