Arrêtés à Huay Khwang
Deux ressortissants chinois ont été arrêtés à Bangkok pour leur implication présumée dans une vaste escroquerie de type « call center ». La police métropolitaine, aidée par les agents de Nong Khang Phlu, a remonté leur trace grâce à des images de vidéosurveillance après qu’une victime de Kamphaeng Phet a signalé avoir été dupée le 7 mars. L’escroc, se faisant passer pour un employé d’une société de télécommunications, avait convaincu la victime que son numéro était lié à des affaires de jeux illégaux, de blanchiment d’argent et de drogue, l’amenant à remettre des fonds en liquide aux membres du réseau. Les enquêteurs ont établi que les suspects récupéraient l’argent dans le quartier de Nong Khang Phlu (Bangkok) , en changeant de véhicules à plusieurs reprises avant de livrer les sommes dans le district de Huai Khwang, la nouvelle Chinatown de Bangkok. Le 14 mars, les deux hommes ont été interpellés dans un condominium de luxe. Ils ont reconnu avoir pour rôle de réceptionner les espèces collectées auprès des victimes. L’enquête se poursuit afin d’identifier et d’arrêter les autres membres de ce réseau frauduleux.
Le 5 mars, soldats et policiers ont arrêté deux ressortissants chinois et leur chauffeur thaïlandais dans une station-service de Kanchanaburi, alors qu’ils s’apprêtaient à faire passer de la drogue vers le Myanmar. Les suspects, dépourvus de papiers, circulaient dans un véhicule rempli de substances illicites dissimulées dans des flacons de parfum de luxe Hermès. La saisie comprend plus de 200 bouteilles et des dizaines de sacs contenant ecstasy, cocaïne, méthamphétamine, morphine et kétamine, pour une valeur estimée à plus de 3 millions de bahts. Les deux hommes ont reconnu être entrés illégalement en Thaïlande depuis le Cambodge et avoir récupéré la cargaison à Bangkok avant de rejoindre Kanchanaburi. Leur chauffeur thaïlandais a déclaré avoir été payé 3 000 bahts pour les déposer à la station-service. Le trio, les stupéfiants et le véhicule ont été embarqués au poste de police de Sangkhlaburi pour poursuites judiciaires.
La cyberpolice thaïlandaise a démantelé un réseau chinois d’escroquerie par appels vidéo, responsable de pertes dépassant 9,2 millions de bahts. Trois suspects ont été arrêtés et des avoirs, dont des cryptomonnaies, ont été saisis et gelés. L’affaire a commencé lorsqu’une victime, menacée par de faux policiers en visioconférence, a été contrainte de remettre plus de 9 millions de bahts en liquide à des collecteurs masqués. Un premier suspect a été piégé dans un centre commercial de Lat Phrao, puis deux autres ont été arrêtés dans une propriété de Sathorn. Les enquêteurs ont découvert que l’argent transitait par des comptes de prête-noms avant d’être converti en or, puis en cryptomonnaie. Les autorités poursuivent leurs investigations pour identifier les complices, retracer les flux financiers et restituer les fonds aux victimes.
La police autoroutière de Prachin Buri a intercepté dimanche matin un véhicule suspect près de la frontière cambodgienne. À bord, huit migrants chinois sans papiers, un homme birman sans visa valide et un chauffeur thaïlandais de 37 ans. Les agents ont découvert neuf sacs contenant 283 téléphones portables, câbles, ordinateurs et accessoires, probablement destinés à la contrebande. Le chauffeur a reconnu avoir été payé 10 000 bahts pour transporter les passagers de Sa Kaeo jusqu’à un hôtel de Pathum Thani. Une perquisition dans cet hôtel a ensuite permis de trouver cinq autres ressortissants birmans dépourvus de documents officiels.
Un ressortissant chinois recherché pour proxénétisme impliquant des mineurs a été arrêté à Bangkok. L’homme, identifié sous le nom de Dai, 46 ans, a été interpellé le 12 mars dans un condominium de luxe du district de Huai Khwang, toujours la ville chinoise de Bangkok. Un mandat d’arrêt avait été émis le 27 janvier par le tribunal criminel, à la demande des autorités chinoises, qui l’accusent d’avoir organisé et contraint des mineurs à la prostitution. L’opération a été menée par la division thaïlandaise de lutte contre la traite des personnes, en coopération avec l’ambassade de Chine. Le suspect doit désormais être remis au Bureau du procureur général pour engager la procédure d’extradition vers la Chine.



