
À partir du 1er avril, les automobilistes thaïlandais devront se préparer à une application stricte du code de la route. Le gouvernement a annoncé la fin de la période de tolérance, qui s’achève le 31 mars, et le lancement d’une campagne nationale de répression des infractions.
Depuis janvier, la police avait privilégié la pédagogie : plus de 196 000 avertissements ont été distribués via le système de gestion des contraventions. Mais désormais, les contrevenants s’exposeront à des sanctions financières. Dix infractions majeures, identifiées comme les principales causes d’accidents graves, seront ciblées en priorité : excès de vitesse, conduite en état d’ivresse ou encore changements de voie brusques.
Objectif : réduire la mortalité
La porte‑parole adjointe du gouvernement, Aiyarin Phanrit, a rappelé que la sécurité routière restait une priorité nationale, notamment lors des périodes de grands déplacements, comme les fêtes. L’exécutif vise à ramener le taux de mortalité routière à 12 décès pour 100 000 habitants d’ici 2027, grâce à une combinaison de mesures : application renforcée des lois, amélioration des conditions des routes et campagnes de sensibilisation.
Des chiffres alarmants
Les statistiques du Road Safety Directing Center illustrent l’urgence : durant les “Sept jours dangereux” des vacances du Nouvel An 2026, le pays a enregistré 1 511 accidents, 1 464 blessés et 272 morts. La vitesse excessive, l’alcool au volant et les manœuvres imprudentes ont été pointés comme principales causes. Pire, les journées « normales », hors vacances, sont aussi accidentogènes.
Trois phases pour changer les comportements
La police royale thaïlandaise déploie son plan en trois étapes. La première, centrée sur les avertissements, s’achève. La deuxième, qui débute en avril, mettra l’accent sur la répression. La troisième phase, prévue plus tard, combinera sanctions et campagnes de sensibilisation pour ancrer durablement une culture de prudence.
Une campagne nationale
Au‑delà des amendes, le gouvernement entend renforcer la discipline au volant par des actions éducatives et des contrôles plus visibles. Qui dit action éducative dit école ; or la sécurité routière n’y est pas abordée.



