
Le vol inaugural AF156 d’Air France en provenance de Paris a atterri le 28 novembre à l’aéroport international de Phuket, marquant l’ouverture d’une nouvelle liaison saisonnière vers la célèbre île du sud de la Thaïlande. Cette route, opérée trois fois par semaine jusqu’en mars 2026, mobilise des Boeing 777-200 de 328 sièges. Les autorités locales espèrent que cette capacité supplémentaire stimulera les arrivées pendant la haute saison touristique.
Cette initiative s’inscrit dans la stratégie de la Thaïlande visant à renforcer ses connexions long-courriers, notamment avec l’Europe. Air France dessert déjà Bangkok avec deux vols quotidiens, et l’ajout de Phuket constitue une extension notable de son réseau. Selon Suladdha Srutil-Lavarn, directrice régionale Europe de l’Autorité du tourisme de Thaïlande (TAT), les arrivées françaises ont atteint 710 968 entre janvier et le 23 novembre, soit une hausse de 13,8 % par rapport à 2024.
Les voyageurs français privilégient les séjours indépendants, dépensent en moyenne 58 611 bahts et restent environ 17 jours. Bangkok, Phuket, Krabi et Surat Thani figurent parmi leurs destinations favorites. Pour 2025, la Thaïlande table sur 846 000 visiteurs français, contribuant à un objectif global de 11 millions de touristes long-courriers et une progression de 16 % des recettes par rapport à l’an dernier.
La cérémonie d’accueil du vol inaugural a été marquée par la présence de l’ambassadeur de France en Thaïlande, Jean-Claude Poimboeuf, qui a salué cette nouvelle étape dans les relations bilatérales. Les autorités touristiques rappellent que l’augmentation des capacités aériennes est cruciale pour soutenir la demande : les routes européennes ont progressé de plus de 16 % cette année et dépassent désormais de 5 % les niveaux de 2019.
Au 23 novembre, la Thaïlande avait déjà accueilli 6,94 millions de visiteurs européens, soit une hausse de près de 13 % sur un an, et vise 8,45 millions d’ici la fin de l’année. Si les touristes européens dépensent en moyenne plus de 60 000 bahts par séjour et restent deux semaines, ce marché ne peut compenser totalement le ralentissement des flux asiatiques de proximité. Les autorités misent donc sur la diversification, avec de nouvelles liaisons attendues depuis la Grande-Bretagne, l’Allemagne, la France et la Russie, chacune susceptible de dépasser le million de visiteurs en 2025.



