
Un vaste incendie a ravagé la station de recherche environnementale de Sakaerat, dans le district de Wang Nam Khieo, province de Nakhon Ratchasima. Selon les autorités, près de 7 000 rai de forêt — soit plus de 1 100 hectares — ont été détruits entre le 12 et le 14 février.
Les flammes se sont déclarées jeudi soir vers 20h00 et n’ont été maîtrisées qu’au matin du 14 février. Des images aériennes captées par drone montrent une épaisse fumée recouvrant la zone. Vendredi, les équipes de la Direction des forêts, du Département des parcs nationaux, de la faune et de la flore, de la Deuxième région de l’armée, ainsi que des responsables locaux, étaient encore mobilisées pour éteindre les foyers résiduels. Les souches fumantes ne devraient pas relancer le sinistre, selon les autorités.
Pollution et visibilité réduite
Le nuage de fumée s’est étendu sur plusieurs tambons du district de Wang Nam Khieo — Udom Sap, Thai Samakkhi et Wang Nam Khieo — ainsi que sur certaines parties du district voisin de Pak Thong Chai. La visibilité et la qualité de l’air y sont fortement affectées. Un hélicoptère du ministère des Ressources naturelles et de l’Environnement a mené vendredi matin une reconnaissance aérienne, après avoir effectué des largages d’eau depuis la veille.
Réponse gouvernementale rapide
Le vice-Premier ministre et ministre des Ressources naturelles et de l’Environnement, Suchart Chomklin, a ordonné une action immédiate pour contenir l’incendie. Une réunion de coordination s’est tenue au centre de commandement de la station de Sakaerat, sous la supervision du vice-gouverneur de Nakhon Ratchasima. Les équipes aériennes ont multiplié les missions de reconnaissance et de largage d’eau : dix vols réussis ont permis de réduire significativement l’intensité des flammes.
Un écosystème vulnérable
La zone touchée est un écosystème de forêt sèche à dipterocarpes, où les incendies saisonniers sont fréquents.
Une forêt sèche à dipterocarpes est un type d’écosystème tropical caractérisé par une alternance de saisons : une courte période de pluies et une longue saison sèche. Cette forêt tropicale saisonnière survit grâce à des adaptations spécifiques à la sécheresse et aux incendies. Même si une grande partie a brûlé, les arbres sont capables de résister et de se régénérer, ce qui explique pourquoi les autorités estiment que les dégâts ne sont pas irréversibles .
Si 80 % de la forêt a été impactée, les arbres résistants au feu n’ont pas subi de dommages majeurs. Mais la sécheresse et l’accumulation de végétation morte ont favorisé la propagation rapide des flammes. Plus de 3 000 rai de forêt protégée ont déjà été consumés.
Les inquiétudes les plus graves outre la pollution atmosphérique concernent les habitations des villages voisins.
Situation sous surveillance
Des camions-citernes continuent d’être déployés pour contenir les foyers restants. Le gouvernement assure que toutes les agences travaillent de concert pour limiter les dégâts et protéger les communautés locales. L’incendie est désormais sous contrôle, mais la zone reste placée sous haute surveillance.



