Dans un clip publié sur Internet et probablement en Chine, on voit une Thaïlandaise parlant chinois tenter de rassurer deux très jeunes jumelles chinoises.
Elles ne trouvaient plus leur mère avec laquelle elles magasinaient au SIAM PARAGON. La Thaïlandaise les a aidées et est restée avec les enfants. Elles avaient bien vu que leur mère avait été touchée. La Thaïlandaise et les deux fillettes sont allées voir la police qui leur appris qu’elles étaient maintenant orphelines.
L’Internet chinois s’est déjà emparé de toute l’affaire et un Chinois a publié une vidéo où l’on voit le jeune Thaïlandais meurtrier s’entraîner de manière exagérée (100 cartouches) dans un stand de tir singapourien.
Les autorités thaïlandaises (Srettha, la TAT et le ministère des affaires étrangères) tentent d’éteindre l’incendie et multiplient les excuses auprès des Chinois mais aussi des Birmans (une morte), des Laotiens (une blessée)
Du côté de l’employée birmane d’un magasin de Paragon, le patron ne décolère pas et demande que justice soit faite. Cette femme faisait vivre toute sa famille au Myanmar.
Au lendemain du drame on en sait plus sur le déroulé mais aussi sur la personnalité perturbée du jeune garçon.
L’adolescent a été amené au poste de police de Pathumwan pour être interrogé, mais il était dans un état de confusion, affirmant qu’il avait entendu des voix lui disant de tirer sur les gens, selon le Pol Gen Torsak Sukvimol, le chef de la police nationale.
Le garçon avait déjà été soigné pour des problèmes de santé mentale à l’hôpital Radjavithi, mais le général Pol Torsak a déclaré qu’il ne devait pas trop en dire car le garçon est mineur. Selon certaines sources, il avait cessé de prendre son traitement.
La Chinoise de 34 ans a été abattue au rez-de-chaussée.
Selon la police, le tireur est entré au Siam Paragon via le BTS Link 2 à 15h35. La vidéo de sécurité le montre portant un sac à bandoulière. Il se dirige vers l’étage M cinq minutes plus tard, puis vers les toilettes.
C’est un très jeune Thaïlandais aux cheveux longs, vêtu d’une chemise noire et d’un pantalon de camouflage, portant une casquette de baseball avec un drapeau américain et arborant une arme de poing.
À 16 h 10, des coups de feu ont été entendus à l’intérieur des toilettes, le garçon est sorti et a continué à tirer.
A 16h25, il s’est rendu au deuxième étage et a continué à tirer. Quelques minutes plus tard, il a emprunté l’escalier roulant jusqu’au troisième étage et a continué la fusillade.
La police l’a finalement coincé dans un magasin de meubles au troisième étage. Il a levé lentement les bras, posant son arme de poing et s’est rendu. Les agents sont intervenus pour le menotter.
Pendant la fusillade, des centaines de personnes ont fui le centre commercial et se sont rassemblées sur Rama I Road. Les portes du centre commercial ont été fermées. Le BTS Skyway était également fermé et le métro ne s’arrêtait plus à la station Siam BTS.
Des commandos de la police thaïlandaise sont arrivés très rapidement. L’hôtel de police se trouve quasi en face du Paragon.
Des personnalités comme le premier ministres sont ensuite arrivées comme le premier ministre Strettha Thavisin.
Chada Thaiset, vice-ministre de l’Intérieur très controversé a commencé à interroger l’ado devant les caméras. Une vidéo poignante malgré l’horreur du drame.
Le Pol Gen Torsak a ensuite averti que le suspect avait certains droits en tant que mineur, parmi lesquels celui d’être interrogé en présence d’un conseiller.
Le suspect serait collégien dans une école privée « alternative » de Bangkok et ses parents sont professeurs.
Lorsque la police a fouillé la chambre de l’adolescent à son domicile, elle a trouvé de nombreuses cartouches, dont 49 balles de 9 mm et 15 douilles de différentes tailles. Une recherche sur son téléphone aurait révélé des vidéos de lui s’entraînant à utiliser une arme à feu. Dans la chambre, on a aussi découvert un BB gun modifié comme celui utilisé au Paragon. Possiblement acheté sur Internet.
La vente d’armes est supposée régulée en Thailande mais dans les faits, on peut soit fabriquer soi-même une arme artisanale, soit acheter des armes (parfois revendus par des policiers ripoux) sur internet.
La fusillade survient à la veille du premier anniversaire d’une tuerie de masse survenue dans le nord du pays qui a vu la mort de 24 enfants et 12 adultes.
La Thaïlande a des taux élevés de possession d’armes à feu et les crimes de sang sont nombreux. 2 804 personnes ont été tuées par arme à feu en 2019. Il faut suivre les faits divers de près, comme nous le faisons, pour savoir si la tendance empire ou s’améliore.
En 2020, un ancien officier de l’armée s’est déchaîné dans un centre commercial de Nakhon Ratchasima, tuant 29 personnes et en blessant des dizaines d’autres.
Le président de l’Association des agents de voyages thaïlandais, Sisdivachr Cheewarattanaporn, a déclaré que la fusillade du Paragon affectera certainement le tourisme car de nombreux Chinois ont déjà des doutes quant à leur sécurité en Thaïlande.
Qu’il se rassure la France organise un championnat du monde rugby et même une visite papale dans une ville bien plus criminogène que Bangkok.
les deux petites orphelines / l’arrestation
