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La dette des ménages qui atteint 86,7 % du PIB, sert juste à boucler les fins de mois

Geo Valin 3 Avr 2026
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La Banque de Thaïlande a publié ses derniers chiffres : la dette des ménages s’élève désormais à 16,44 trillions de bahts au quatrième trimestre 2025, soit 86,7 % du PIB. Un niveau qui confirme la fragilité persistante du secteur domestique et qui pèse lourdement sur la reprise économique du pays.

À première vue, l’augmentation par rapport au trimestre précédent – environ 114 milliards de bahts – peut sembler modeste. Mais la structure de cette dette révèle une tendance préoccupante : de plus en plus de foyers empruntent pour financer leur consommation quotidienne plutôt que pour investir ou générer des revenus. Autrement dit, le crédit sert à combler des manques de liquidité, signe d’une pression continue sur les revenus et d’une résilience financière limitée.

Les banques plus prudentes, les coopératives en première ligne

Les banques commerciales restent le principal créancier, avec plus de 6 trillions de bahts de prêts en cours. Mais leur croissance est quasi nulle, reflet de conditions de prêt plus strictes et d’une prudence accrue des deux côtés. En revanche, les institutions financières spécialisées – souvent soutenues par l’État – ont vu leurs encours grimper à 4,55 trillions de bahts, apportant un soutien ciblé aux ménages modestes.

Le phénomène le plus marquant est la hausse des dettes contractées auprès des coopératives d’épargne, qui atteignent 2,53 trillions de bahts. Ces structures locales, plus accessibles, deviennent une bouée de secours pour des ménages exclus du crédit bancaire classique. Les sociétés de crédit à la consommation, de leasing et les opérateurs de cartes de crédit enregistrent également une progression, tout comme les monts‑de‑piété, dont les encours dépassent désormais 121 milliards de bahts. Autant de signaux d’un recours croissant à des financements de court terme, souvent plus coûteux et risqués.

Une dette de plus en plus orientée vers la consommation

Sur les 16,44 trillions de bahts, 12,72 trillions concernent directement la consommation des ménages. Les crédits immobiliers progressent à peine, reflétant la faiblesse du marché de l’habitat, tandis que les prêts automobiles reculent. Les prêts étudiants restent marginaux. En revanche, les dettes liées aux cartes de crédit et aux prêts personnels augmentent, confirmant que les ménages s’endettent pour faire face à la hausse du coût de la vie.

Cette évolution contraste avec les emprunts destinés à des activités génératrices de revenus, qui reculent légèrement. Le déséquilibre est clair : la dette sert de plus en plus à survivre au quotidien, et de moins en moins à investir dans l’avenir.

Un défi majeur pour les autorités

Pour les décideurs, le problème n’est plus seulement la taille de la dette, mais sa nature. La montée des emprunts de consommation, combinée à la dépendance croissante envers des canaux non bancaires, expose les ménages à des chocs financiers plus violents. En cas de ralentissement économique ou de nouvelle hausse des prix, comme c’est le cas depuis quelques semaines, la marge de manœuvre des foyers apparaît extrêmement réduite.

La Banque de Thaïlande et le gouvernement devront donc trouver un équilibre délicat : soutenir la croissance sans encourager un surendettement qui fragilise encore davantage la société. Malheureusement, sans marge de manœuvre, on voit mal comment les ménages pourraient générer de la croissance. Derrière les chiffres, c’est la vie quotidienne de millions de Thaïlandais qui se joue, entre factures qui s’accumulent et revenus qui stagnent.

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