
La Royal Thai Navy a annoncé avoir expulsé plus de 30 bateaux de pêche étrangers qui avaient pénétré dans les eaux territoriales thaïlandaises, au large de la province de Trat, le 12 février. L’incident, relayé par la frégate HTMS Thepha 525, a été présenté comme une violation claire de la souveraineté nationale.
Une opération musclée en mer
Selon le communiqué, dès que les navires thaïlandais ont tenté d’intercepter les bateaux, ceux-ci ont immédiatement pris la fuite dans la même direction, signe qu’ils savaient qu’ils se trouvaient en infraction. La marine a assuré avoir repris le contrôle de la zone et expulsé les intrus, affirmant : « C’est la mer thaïlandaise — les intrus seront traités avec fermeté. »
Quelques jours plus tôt, le 9 février, 25 bateaux cambodgiens avaient déjà été repoussés après avoir franchi la frontière maritime près de Koh Kood. Ces incursions répétées illustrent la tension persistante autour des zones de pêche et des frontières maritimes.
Arrestations à la frontière terrestre
Le même jour, le Burapha Task Force, unité de l’Internal Security Operations Command (ISOC), a intercepté 16 ressortissants chinois à la frontière thaïlando-cambodgienne, dans la province de Sa Kaeo. Le groupe, composé de 15 hommes et une femme, transportait plus de 200 téléphones portables.
Selon l’enquête, ils travaillaient comme administrateurs de sites frauduleux en ligne basés à Poipet, au Cambodge. Ils auraient tenté de fuir vers un autre pays avec l’aide d’un guide cambodgien, mais ont été arrêtés avant de poursuivre leur route. Les suspects ont été remis à la police locale pour poursuites judiciaires.
Souveraineté et sécurité au cœur des priorités
Ces deux opérations — en mer et à la frontière terrestre — montrent la volonté des autorités thaïlandaises de renforcer le contrôle de leurs frontières face aux intrusions étrangères, qu’il s’agisse de pêche illégale ou de réseaux criminels liés aux escroqueries en ligne.



