
La société thaïlandaise Amity, spécialisée dans l’intelligence artificielle, vient de réaliser la plus importante levée de fonds en IA générative d’Asie du Sud‑Est : 100 millions de dollars lors d’un tour de série D.
Le financement, mené par EDBI (SG Growth Capital), avec Asia Partners et SMDV, a également attiré de nouveaux investisseurs, comme CMLIM Capital. Cette opération porte le total des fonds levés par Amity à 160 millions de dollars, contre 60 millions fin 2024.
Expansion régionale et acquisitions
Son fondateur et président exécutif, Korawad Chearavanont (famille du conglomérat CP), a indiqué que ce capital servira à accélérer l’expansion en Europe et en Asie du Sud‑Est, tout en renforçant le centre de recherche et d’applications en IA (ARAC). Singapour est appelée à devenir le hub stratégique de l’entreprise pour la recherche et le développement produit. On ne sait pas si un possible manque de ressources humaines en Thaïlande a impliqué ce choix.
Amity prévoit également des acquisitions stratégiques en 2026, afin de consolider son écosystème technologique et de renforcer ses capacités de mise sur le marché.
Croissance fulgurante
En 2025, Amity a franchi pour la première fois la barre des 100 millions de dollars de revenus annualisés, soit une croissance de plus de dix fois depuis 2022. L’entreprise mise sur des modèles d’IA verticaux, adaptés à des secteurs spécifiques comme le commerce de détail et les télécoms, afin de répondre aux besoins contextuels des entreprises.
Vers une IA autonome
Selon Touchapon Kraisingkorn, président de l’ARAC et co‑fondateur d’Amity, une partie des fonds sera consacrée au développement d’IA verticales et à l’accélération de l’agentic AI : des agents intelligents capables d’exécuter de bout en bout des processus métiers.
Une ambition thaïlandaise
Avec cette levée record, Amity confirme son ambition de devenir un acteur majeur de l’IA en Asie du Sud‑Est et au‑delà. La start‑up thaïlandaise entend transformer Singapour en vitrine de son savoir‑faire, tout en consolidant sa présence européenne.
Bien évidemment, les sommes mentionnées ici n’ont rien de commun avec les milliards que dépensent les IA américaines.



