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Pollution intense
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Le Cambodge creuse des tranchées tout en demandant des pourparlers de paix

thaivisa 27 Jan 2026
กัมพูชาขุดคูเลต69


La tension monte à la frontière entre la Thaïlande et le Cambodge, alors que Phnom Penh tente de désamorcer la crise en proposant des pourparlers de paix. Selon le commandant suprême thaïlandais, le général Ukrit Boontanont, l’initiative est venue de l’ancien vice‑Premier ministre et ministre de la Défense cambodgien, le général Tea Banh, qui a transmis un message en faveur d’un dialogue bilatéral.

Mais côté thaïlandais, la prudence reste de mise. Le général Ukrit a souligné que « les actes, pas seulement les paroles, comptent », insistant sur la nécessité pour le Cambodge de prouver sa sincérité avant toute reprise des discussions. « Il faut deux mains pour applaudir. Pour l’instant, il est prématuré de parler de paix », a‑t‑il déclaré, ajoutant qu’un plan alternatif devait être envisagé si les conditions ne s’avéraient pas favorables.

Cette initiative intervient dans un contexte de tensions accrues le long de la frontière de Trat. Des soldats thaïlandais affirment que des troupes cambodgiennes ont utilisé un excavateur pour creuser de nouvelles tranchées à proximité du poste d’observation de Ban Chamrak, empiétant au‑delà de la ligne de partage des eaux censée marquer la frontière naturelle. Il n’existe pas une frontière, mais deux, car chaque pays revendique sa propre carte. Ainsi, les tranchées mentionnées ici se trouvent dans une zone revendiquée et encore occupée il a peu, par le Cambodge. Malgré les demandes répétées de retrait, les travaux se seraient poursuivis, alimentant la méfiance et l’inquiétude.

Les échanges sur le terrain ont même été filmés par les soldats cambodgiens, puis diffusés sur les réseaux sociaux. Dans ces vidéos, certains accusent les militaires thaïlandais d’avoir pénétré sur le territoire cambodgien, tandis que d’autres expriment leur désir de paix, mais aussi leur inquiétude face à l’escalade.

À cette tension locale s’ajoute une toile de fond géopolitique complexe. Le Premier ministre Hun Sen, confronté à des pressions contradictoires de Pékin et de Washington, a récemment cédé aux exigences chinoises en livrant Chen Zhi, un homme d’affaires recherché par Pékin. Dans la foulée, Liu Zhongyi, haut responsable de la sécurité chinoise, a été dépêché au Cambodge pour superviser des opérations conjointes. Pour de nombreux observateurs, cette présence illustre l’emprise croissante de la Chine sur Phnom Penh.

On remarque que, depuis quelques semaines, Hun Sen et Hun Manet se font plus discrets dans les médias et ont cessé les diatribes enflammées incitant à la haine de l’ennemi siamois.

Certains y voient les prémices d’une transformation économique sous contrôle chinois, avec des projets industriels à Sihanoukville ou le canal Funan Techo, mais la réalité immédiate est plus sombre : l’industrie des escroqueries en ligne, qui génère des centaines de milliards de bahts, est désormais sous pression, tandis que la dynastie Hun fait face à des critiques internes et externes.

Dans ce climat, la décision du Cambodge de se retirer de l’exercice militaire multinational Cobra Gold a été interprétée comme un signe supplémentaire de distance. Le général Ukrit a toutefois relativisé, expliquant que Phnom Penh avait simplement achevé son cycle de participation.

Sur le terrain, la situation reste tendue. Des photos montrent que les forces cambodgiennes ont aménagé une route près du pont Chay Chumnea, détruit en décembre lors de précédents affrontements, permettant de rétablir une ligne d’approvisionnement pour les troupes et leur matériel. Ce pont se trouve clairement au Cambodge, mais les autorités thaïlandaises craignent que cette route ne serve à intensifier les travaux de creusement sur leur territoire.

Pour l’heure, la marine royale thaïlandaise, responsable de la défense de la frontière de Trat, n’a pas publié de communiqué officiel.

Enfin, les forces armées thaïlandaises ont achevé le déminage le long de la frontière avec le Cambodge, dans la province de Si Sa Ket. Le Centre d’action antimines (TMAC) a confirmé la neutralisation de plusieurs engins explosifs, dont des mines MBV 78 A1 et des obus non explosés. Au total, plus de 3 400 m² de terrain ont été sécurisés dans les districts de Khun Han et Kantharalak.

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