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Le Cambodge n’acceptera pas la prise de contrôle de territoire par la Thaïlande

Geo Valin 2 Jan 2026
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Le ton monte à Phnom Penh et chez les Cambodgiens exilés. Alors que la libération de 18 soldats cambodgiens détenus en Thaïlande depuis plus de cinq mois avait semblé marquer une accalmie, les tensions frontalières reprennent de plus belle. En cause : l’installation par l’armée thaïlandaise de conteneurs militaires, de clôtures barbelées et de drapeaux sur des zones que le Cambodge considère comme son territoire souverain.

Pour Phnom Penh, ces gestes ne sont pas de simples mesures de sécurité, mais bien des actes d’occupation. Le gouvernement cambodgien insiste : la délimitation des frontières doit se faire par des traités et des commissions bilatérales, non par la force. Le Premier ministre Hun Manet, tout en saluant le retour des prisonniers de guerre, a réaffirmé que le pays ne cédera aucune parcelle de son territoire.

Dans l’opposition, Sam Rainsy est allé plus loin. Depuis l’étranger, l’ancien leader a exhorté le Cambodge à porter plainte contre la Thaïlande devant la Cour pénale internationale et la Cour internationale de justice. Selon lui, les destructions de temples, de routes et de maisons lors des affrontements constituent une agression au regard du droit international. Il met en garde contre tout nouvel accord qui pourrait, selon lui, entériner une perte de souveraineté.

Du côté thaïlandais, l’armée a démenti les informations des médias étrangers selon lesquelles elle aurait « saisi du territoire cambodgien » le long de la frontière, affirmant que la présence des troupes s’inscrit dans le cadre d’un effort de longue date visant à « gérer » les zones de souveraineté thaïlandaise sur lesquelles, le Cambodge avait empiété depuis des décennies.

La communauté internationale suit de près cette escalade. L’ONU et l’ASEAN appellent les deux pays à maintenir le dialogue et à éviter toute provocation. Des voix cambodgiennes, comme celle de Tesh Chanthorn, dénoncent toutefois les atteintes au patrimoine mondial, notamment au temple de Preah Vihear, classé par l’UNESCO. Elles avertissent qu’un manque de réaction des instances internationales fragiliserait les normes de protection et encouragerait de futures violations.

Pour l’heure, la réception solennelle des soldats libérés par le roi Norodom Sihamoni et la reine-mère Monineath Sihanouk offre un moment d’unité nationale. Mais derrière cette image de réconciliation, la réalité reste préoccupante : la paix demeure fragile et la question des frontières, explosive. Le Cambodge, déterminé à défendre sa souveraineté, répète qu’aucune saisie de territoire ne sera tolérée.

La Thaïlande proclame sa victoire, mais elle ne peut sérieusement espérer que le Cambodge accepte l’état actuel des choses. Bangkok sait pertinemment qu’elle a outrepassé ses droits en redessinant la frontière à sa convenance.

En novembre, avant l’escalade meurtrière, le lieutenant-général Boonsin Padklang, ancien commandant de la 2e région de l’armée thaïlandaise, plaidait pour l’utilisation de la cartographie LiDAR afin de fixer les limites. Il reconnaissait que cette technologie pouvait entraîner à la fois des « gains et des pertes », soulignant la nécessité d’une coordination étroite entre experts et responsables politiques.

Le LiDAR, basé sur un système laser de pointe, permet en effet de produire des cartes 3D d’une précision remarquable. À l’époque, Boonsin rappelait que, selon lui, la souveraineté thaïlandaise sur les temples contestés demeurait intacte, mais que les démarches devaient progresser par étapes — protestations officielles, discussions, diplomatie téléphonique — la force ne devant constituer qu’un ultime recours.

Pourtant, un simple coup de feu tiré par un soldat a suffi à déclencher un conflit armé. En décembre, la Thaïlande en a profité pour annexer plusieurs zones qu’elle se disait prête à négocier au cas par cas quelques semaines plus tôt.

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