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Le point sur les « Grands Projets », dont le « pont terrestre » aux implications environnementales

thaivisa 1 Jan 2026
Ranong Biosphere Reserve_2.png

Ranong Biosphere Reserve

La Thaïlande s’apprête à vivre une nouvelle transition politique en 2026. La Commission électorale a fixé les élections législatives au 8 février, avec un vote anticipé prévu le 1er. Mais dans l’attente d’un nouveau gouvernement, plusieurs grands projets d’infrastructures restent bloqués, faute d’approbation par le Cabinet.

Le ministère des Transports, moteur des investissements publics, dispose pourtant d’un budget en hausse : 265,41 milliards de bahts pour 2026, soit 8,5 % de plus que l’an dernier. Onze projets, représentant 359,8 milliards de bahts, attendent d’être validés. Les autorités estiment qu’ils pourraient stimuler l’économie et créer des milliers d’emplois dans le secteur de la construction.

Parmi les chantiers routiers et autoroutiers en attente figurent l’extension de la Chalong Rat Expressway vers la rocade est de Bangkok (13,67 milliards), le développement du carrefour de Bang Pa-in (près de 10 milliards), ou encore la construction de la rocade ouest M9 (15,86 milliards). L’Expressway Authority prépare aussi une liaison directe entre Srinakarin et l’aéroport Suvarnabhumi (20,81 milliards). Plus au sud, un projet d’autoroute reliant Nakhon Pathom à Cha-am, en partenariat public-privé, est évalué à 61,15 milliards, tandis que Phuket attend son expressway à 46,75 milliards.

Le rail n’est pas en reste. La State Railway of Thailand veut lancer la phase 2 des lignes à double voie, pour un total de 101,25 milliards. Trois tronçons stratégiques sont concernés : Chumphon–Surat Thani, Surat Thani–Hat Yai–Songkhla et Hat Yai–Padang Besar.

Le projet de TGV qui doit desservir Pattaya et trois aéroports reste dans les limbes.

Dans les airs, quatre grands projets d’extension d’aéroports sont prêts à décoller : Suvarnabhumi (13,83 milliards), Don Mueang (36,83 milliards), Chiang Mai (24 milliards) et Phuket (16 milliards). Objectif : absorber la croissance -espérée- du tourisme et porter la capacité nationale à plus de 150 millions de passagers par an.

Mais derrière ces projets, un autre dossier attire l’attention : le mégaprojet du « Land Bridge » dans l’isthme de Kra. Avec un coût estimé à 1 000 milliards de bahts, il s’agirait du plus grand chantier de transport de l’histoire du pays. Le plan prévoit un corridor terrestre de 90 km reliant deux ports en eaux profondes, accompagné de zones industrielles et de pipelines. L’idée : réduire le temps de transit entre l’océan Pacifique et l’océan Indien.

Si l’argument économique est mis en avant, l’impact écologique inquiète. Le Kra est une zone de transition unique, riche en biodiversité. La construction d’autoroutes et de voies ferrées risque de fragmenter les habitats, de réduire la diversité génétique des espèces et de fragiliser des écosystèmes déjà menacés. Les experts rappellent que les mangroves de Ranong figurent sur la liste indicative du patrimoine mondial de l’Unesco.

Le gouvernement promet une étude d’impact environnemental, mais les précédents laissent sceptiques. Trop souvent, les comités privilégient les aspects économiques au détriment de la protection des écosystèmes. Les écologistes réclament des évaluations menées par des biologistes de terrain, avec des données transparentes et un véritable contrôle public.

À l’aube de 2026, la Thaïlande se trouve donc face à un double défi : réussir sa transition politique et choisir un modèle de développement qui ne sacrifie pas son patrimoine naturel. Les élections de février seront décisives, non seulement pour l’avenir économique, mais aussi pour l’équilibre écologique du royaume. La Thaïlande n’a aucun parti politique spécifiquement écologiste.

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