
Les autorités locales de Koh Samui en Thaïlande, scrutent de près la comptabilité de l’entreprise de la défunte Française Catherine DeLacote, décédée le 29 avril après un suicide.
Mme DeLacote aurait laissé 100 millions de ฿ dans son testament à sa gouvernante dévouée, surnommée « Tantine Tim ». Au milieu d’enquêtes sur la légalité de la structure de l’entreprise et l’utilisation potentielle d’actionnaires prête-noms illégaux, le ministère de l’Intérieur pourrait saisir les actifs de l’entreprise de Mme DeLacote conformément aux lois commerciales rigoureuses de la Thaïlande.
La villa de 30 millions de ฿, au cœur de cette saga, a été déclarée légalement construite. Cependant, l’entreprise aurait pu enfreindre la loi en « employant » des actionnaires thaïlandais par procuration.
Conformément à la loi, les actifs de DeLacote pourraient être saisis et traités conformément à la réglementation commerciale thaïlandaise si cela s’avère exact.
Au départ, la nouvelle du formidable héritage qui revenait à « Tim » a provoqué une frénésie médiatique, jusqu’en occident. Cependant, cet engouement s’est calmé lorsque les avocats liés à la succession de Mme DeLacote ont réprimandé la femme de chambre, Nutwalai Phuponta, et lui ont demandé de ne plus interagir avec la presse.
Elle a ensuite rendu hommage à sa défunte employeur et a évoqué leur lien étroit. Mme DeLacote aurait également laissé à sa femme de chambre un testament dans lequel elle était l’exécuteur testamentaire et son ex-mari le bénéficiaire.
Tous les événements ont attiré l’attention sur la propriété de la société, en particulier sur ses actionnaires thaïlandais qui détiennent 51 % du capital.
Cela pourrait donc servir de leçon aux investisseurs étrangers ou aux expatriés potentiels. Créer une entreprise en Thaïlande peut s’avérer lucratif, même si cela nécessite le strict respect des exigences légales et des investissements substantiels. En revanche, transférer ses avoirs à une tierce personne après un décès inopiné sera très compliqué.
Pour résumer, Mme Dealcote a offert dans son testament des maisons appartenant à une entreprise dont elle ne possédait que 49 %. Tantine Tim ne posséderait donc que 49 % de ces maisons. On peut compter sur nombre de vautours bien placés qui vont tenter de la priver de ses rêves.
La situation évolue à mesure que les autorités locales se penchent sur la question, encore compliquée par des estimations contrastées de la valeur totale du patrimoine et des fonds potentiellement dissimulés.
On ne sait pas dans quel mesure l’ex-mari de Mme Delacote pourra aider ou intervenir car lui-même pourrait être accusé (sans doute à tort) d’avoir utilisé des prête-noms.