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Le 7 janvier 2026, Claude Bauchet et Marc Laval, conseillers des Français de l’étranger en Thaïlande et en Birmanie, ont adressé leur première lettre de l’année à leurs compatriotes. Dans ce message, ils ont souhaité une année placée sous le signe de la solidarité, de l’humain et de l’élan collectif, rappelant que la vie à l’étranger est faite de réussites mais aussi de défis.
Les deux élus ont structuré leur communication autour de trois points principaux. Le premier concerne la députée Anne Genetet, dont le vote négatif à l’Assemblée nationale sur un amendement relatif au financement de la Caisse des Français de l’Étranger (CFE) a suscité incompréhension et mécontentement. Bauchet et Laval relaient la lettre ouverte du Collectif des associations de Thaïlande, qui dénonce une décision jugée contraire aux intérêts des expatriés. Selon ce collectif, les Français établis hors de France contribuent à la solidarité nationale via la CSG et la CRDS, mais ne bénéficient pas d’un retour équitable en matière de protection sociale. L’amendement auquel s’est opposée Mme Genetet visait à transférer une partie des recettes de la CSG – CRDS vers la CFE. Les associations rappellent que la CFE joue un rôle vital en permettant l’accès aux soins dans des pays où les coûts de santé sont élevés, et qu’un mécanisme de financement pérenne était attendu. Les conseillers demandent à la députée de clarifier sa position.
Le deuxième volet de la lettre concerne la campagne de bourses scolaires pour l’année 2026‑2027. Lancée le 4 janvier et ouverte jusqu’au 6 février, elle s’adresse aux familles dont les enfants sont inscrits dans les établissements français agréés par l’AEFE en Thaïlande, ou au CNED avec validation de l’ambassade. Les conseillers insistent sur l’importance de déposer les dossiers rapidement et rappellent que la demande doit être renouvelée chaque année. Ils se tiennent à disposition des familles pour les accompagner dans leurs démarches.
Enfin, Bauchet et Laval alertent sur la fragilisation du réseau AEFE, confronté à une hausse continue des frais de scolarité. Ils estiment que réduire le financement de l’enseignement français à l’étranger revient à mettre en difficulté les familles et à affaiblir la présence de la France à l’international. Pour eux, l’AEFE n’est pas un coût, mais un investissement collectif et un bien commun. Ils appellent à la mobilisation, invitant les expatriés à signer et partager une pétition pour défendre un enseignement accessible et durable. https://francais-du-monde.org/2025/12/19/petition-pour-la-preservation-et-lavenir-du-reseau-de-lenseignement-francais-a-letranger/
À travers cette lettre, les deux conseillers réaffirment leur volonté de défendre les droits des Français de l’étranger et de maintenir un dialogue constant avec les institutions, dans un esprit de transparence et de solidarité.



