
Le ministère de l’Éducation thaïlandais a annoncé une réforme majeure : toutes les écoles sous sa supervision devront désormais accepter les enfants étrangers, apatrides ou dépourvus d’enregistrement officiel. La décision, publiée le 30 janvier 2026 dans la Royal Gazette et signée par la ministre Narumon Pinyosinwat, s’applique rétroactivement à la rentrée scolaire 2025/26, déjà entamée le 15 mai dernier.
Une mesure rétroactive et nationale
Cette réforme abroge un règlement de 2019 et élargit immédiatement l’accès à l’éducation à tous les niveaux et dans tous les types d’établissements. Concrètement, les enfants posiblement exclus en mai 2025 doivent être admis sans délai, quelle que soit leur situation administrative ou leur nationalité.
Les droits de l’enfant mis en avant
Le ministère justifie cette décision par les engagements internationaux de la Thaïlande, notamment la Convention relative aux droits de l’enfant. L’accès universel à l’éducation est présenté comme un outil d’intégration et un facteur de sécurité nationale à long terme.
Un système d’identification spécifique
Les écoles devront inscrire les élèves, qu’ils disposent ou non de documents officiels. Pour ceux qui n’ont pas de numéro d’identification à 13 chiffres, un système appelé G Code sera utilisé. Ce code génère un numéro spécial commençant par la lettre « G », permettant de suivre ces élèves dans le système éducatif. Les établissements devront aussi coopérer avec les familles et les bureaux d’état civil pour tenter d’obtenir une régularisation. Si cela n’est pas possible, le G Code restera valable jusqu’à la fin de la scolarité.
Une mise en œuvre immédiate
Selon le média Khoasod, la réglementation s’applique à toutes les institutions éducatives relevant du ministère. Les écoles doivent donc ajuster leurs procédures d’admission et de gestion des dossiers dès maintenant, afin de régulariser les inscriptions des enfants concernés depuis mai 2025.
Un pas vers l’inclusion
Cette réforme est saluée par les associations de défense des droits humains, qui y voient une avancée majeure pour des milliers d’enfants jusque-là exclus. Elle illustre la volonté politique de considérer l’éducation comme un droit universel, au-delà des frontières administratives.
Avec cette décision rétroactive, la Thaïlande envoie un signal fort : aucun enfant ne doit être privé d’école en raison de son statut légal.



