
La France a réaffirmé son appui à la candidature de la Thaïlande pour rejoindre l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), lors d’une rencontre entre l’ambassadeur Jean‑Claude Poimboeuf et le Premier ministre Anutin Charnvirakul.
En visite de courtoisie pour marquer la fin de sa mission diplomatique, l’ambassadeur a salué les efforts du gouvernement thaïlandais pour adapter ses lois et ses pratiques aux standards de l’OCDE. Selon lui, l’adhésion permettrait de renforcer la confiance des investisseurs, d’accélérer le développement national et d’améliorer durablement la qualité de vie des citoyens. Bangkok vise une intégration d’ici 2028, un objectif qui devrait aligner ses normes juridiques et administratives sur les meilleures pratiques internationales.
Anutin a profité de l’occasion pour souligner l’importance de l’année 2026 dans les relations bilatérales. Après sa visite officielle à Paris et la venue en France du roi et de la reine de Thaïlande, les deux pays ont signé un nouveau plan d’action commun. Ce document, présenté comme la base d’un partenariat stratégique, élargit la coopération à des domaines clés : innovation, intelligence artificielle, économie numérique, cybersécurité, transition énergétique et économie circulaire.
Jean‑Claude Poimboeuf a confirmé que ce plan servira de cadre pour les trois prochaines années, consolidant une relation qui dépasse désormais les échanges commerciaux pour s’inscrire dans une logique de développement durable et de compétitivité future.
En parallèle, la Thaïlande avance sur un autre dossier majeur : l’accord de libre‑échange avec l’Union européenne. La neuvième session de négociations, tenue fin juin à Bruxelles, a permis de conclure huit nouveaux chapitres, portant à quinze le nombre de sections finalisées sur les vingt‑quatre prévues. Les discussions progressent sur des sujets sensibles comme l’accès aux marchés agricoles et industriels, les services, l’investissement ou encore la propriété intellectuelle.
La ministre du Commerce, Suphajee Suthumpun, a indiqué que les négociations entraient dans leur dernière ligne droite, avec un dixième round prévu en septembre à Bangkok. L’UE reste un partenaire commercial de premier plan pour la Thaïlande, avec des échanges de plus de 45 milliards de dollars en 2025 et un excédent de près de 8 milliards en faveur de Bangkok.
Entre le soutien français à l’OCDE et l’avancée des discussions avec Bruxelles, la Thaïlande cherche à consolider son ancrage international. L’objectif est clair : se rapprocher des standards mondiaux, attirer davantage d’investissements et inscrire son économie dans une dynamique de long terme.



