
Une réforme qui entre en vigueur le 1er avril
Le gouvernement thaïlandais durcit sa lutte contre les sociétés dites « nominees » ou « prête-nom », ces entreprises qui utilisent des Thaïlandais comme actionnaires de façade pour permettre à des étrangers de contourner la loi. À partir du 1er avril 2026, de nouvelles règles de contrôle s’appliqueront à l’enregistrement des sociétés, selon l’Autorité de développement des entreprises (Department of Business Development).
Des actionnaires tenus de prouver leur investissement réel
La porte-parole adjointe du gouvernement, Lalida Persvivatana, a précisé que les nouveaux textes imposent aux gérants et directeurs autorisés de certifier que les actionnaires thaïlandais ont réellement investi avec leurs propres fonds. Autrement dit, il ne sera plus possible de se déclarer actionnaire simplement pour couvrir les intérêts d’un investisseur étranger.
Jusqu’ici, les entreprises jugées « à risque » de pratiques de nomination devaient fournir des preuves financières. Cette exigence avait déjà permis de réduire de 65 % les enregistrements suspects. Mais les autorités estiment que des contournements persistent, d’où ce renforcement.
Transmission systématique aux enquêteurs
Autre nouveauté : les noms des personnes impliquées dans des dossiers jugés sensibles seront désormais transmis automatiquement au Central Investigation Bureau pour examen. Toute fausse déclaration pourra être poursuivie au titre du Code pénal et du Foreign Business Act de 1990, qui prévoit des peines de prison et des amendes.
Un enjeu économique et concurrentiel
La Thaïlande compte plus de 118 000 entreprises avec une participation étrangère comprise entre 0,01 % et 49,99 %. Certaines pourraient être des sociétés-écrans. Selon Lalida Persvivatana, ces pratiques faussent la concurrence et fragilisent l’économie nationale. Le gouvernement veut donc renforcer la transparence et garantir que les investissements étrangers se fassent dans le respect des règles.
On pourrait aussi arguer que, sans montage financier, ces entreprises n’existeraient pas, ce qui nuirait à l’économie locale.
Des inspections ciblées dans les zones touristiques
Le Department of Business Development prévoit des contrôles approfondis dans les provinces à haut risque, notamment Chon Buri, Chiang Mai, Surat Thani, Phuket et Krabi. Ces régions, très prisées des investisseurs étrangers, sont particulièrement exposées aux montages financiers illégaux. Les autorités préviennent que toute tentative de précipiter des enregistrements avant l’entrée en vigueur des nouvelles règles sera sanctionnée.
Un signal fort pour les investisseurs
« Le gouvernement travaille à supprimer les sociétés-écrans afin d’assurer une concurrence loyale et renforcer la confiance dans l’économie thaïlandaise », a déclaré Lalida Persvivatana.
Cette réforme marque une étape importante : elle vise à rassurer les investisseurs légitimes tout en fermant la porte aux pratiques opaques. Pour les autorités, il s’agit d’un nouveau cadre légal qui doit protéger le marché intérieur et améliorer l’image de la Thaïlande comme destination économique fiable.
Cette information concerne, de près ou de loin, nombre d’értangers vivant en Thaïlande.



