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Songkran, les professionnels du tourisme inquiets

Geo Valin 7 Avr 2026
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Le Nouvel An thaïlandais, célébré du 11 au 15 avril, est habituellement synonyme de grandes retrouvailles, de voyages familiaux et de rues transformées en immenses batailles d’eau. Mais cette année, l’ambiance s’annonce plus terne. Restaurants, hôtels et centres commerciaux se préparent à un Songkran moins animé, marqué par la baisse du pouvoir d’achat et les inquiétudes liées à la guerre au Moyen‑Orient.

Selon l’Association des restaurateurs thaïlandais, les ventes devraient reculer. « La nourriture est souvent le premier poste que les ménages réduisent quand le coût de la vie grimpe », explique sa présidente Thaniwan Kulmongkol. Les familles privilégieront les food courts ou les supérettes plutôt que les restaurants traditionnels. Dans les zones touristiques, les établissements comptent sur les visiteurs étrangers pour compenser, mais dans les provinces moins fréquentées, la chute de fréquentation pourrait être sévère.

Le secteur hôtelier partage cette inquiétude. L’Association des hôtels thaïlandais constate une baisse des réservations, notamment à Chiang Mai, frappée par une crise de pollution au PM2.5. Les taux d’occupation y plafonnent à 50‑60 %, loin des années où les hôtels affichaient complet. Phuket résiste mieux, portée par les touristes russes, mais ailleurs les réservations reculent de 10 à 15 %. Les prix du carburant, en forte hausse, dissuadent les Thaïlandais de voyager loin. Beaucoup pourraient rester à Bangkok ou limiter leurs déplacements.

À Khao San Road, lieu des batailles d’eau les plus homériques avec une présence importante d’étrangers, les réservations d’hôtels chutent à 60 %, contre 80 % l’année dernière. Les touristes européens annulent leurs voyages en raison de la guerre au Moyen-Orient. Les dépenses locales devraient également baisser.

Le paradoxe est frappant : la Tourism Authority of Thailand prévoit malgré tout 30 milliards de bahts de recettes, soit une hausse de 6 % par rapport à 2025. Mais derrière ces chiffres, les professionnels décrivent une réalité plus nuancée. Les grands festivals de musique, comme S2O ou SIAM Songkran, maintiennent une programmation ambitieuse, mais les organisateurs reconnaissent une baisse des visiteurs étrangers, notamment chinois. Les Thaïlandais devraient représenter cette année la majorité des participants, une première depuis cinq ans.

Les coûts élevés des matières premières aggravent la situation. L’huile de palme, indispensable en cuisine, est passée de 40 à 51 bahts le litre. Les grandes enseignes s’en sortent en stockant à l’avance, mais les petits restaurateurs, plus vulnérables, risquent de devoir emprunter. D’où les appels répétés à relancer le programme de co‑paiement « Khon La Khrueng Plus », qui permettait aux consommateurs de payer la moitié de leurs achats, l’État prenant en charge le reste.

Au‑delà des chiffres, Songkran reste une vitrine culturelle mondiale. Les centres commerciaux, comme ceux du groupe Central Pattana, misent sur des événements massifs pour attirer les familles et transformer la fête en un carnaval global, comparable à Rio ou Holi. Mais cette ambition se heurte à une réalité : entre guerre, inflation et pollution, l’édition 2026 pourrait bien être moins éclatante que les précédentes.

Pour les Thaïlandais, Songkran demeure un moment de joie et de tradition. Mais cette année, la fête se jouera davantage dans les centres commerciaux climatisés que dans les rues bondées des grandes villes. Une célébration plus discrète, reflet d’un pays qui tente de préserver son identité festive malgré les vents contraires.

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