
La Thaïlande connaît enfin la date de ses prochaines élections générales, une semaine après la dissolution de la Chambre des représentants publiée au Royal Gazette. La Commission électorale a officialisé le scrutin au 8 février 2026. Une étape clé dans un paysage politique encore instable, où les électeurs semblent plus hésitants que jamais.
Le calendrier est désormais verrouillé. Le vote anticipé, en Thaïlande comme à l’étranger, aura lieu le 1er février. La vente d’alcool sera donc interdite les 1er et 8 février dans tout le royaume. Les candidatures pour les députés de circonscription seront ouvertes du 27 au 31 décembre, tandis que les listes nationales et les candidats au poste de Premier ministre devront être déposés entre le 28 et le 31 décembre. Les électeurs souhaitant voter en avance pourront s’inscrire jusqu’au 5 janvier.
Cette élection intervient après l’annonce du Premier ministre Anutin Charnvirakul, le 11 décembre, affirmant vouloir « rendre le pouvoir au peuple ». Une déclaration faite le soir même où le Parlement examinait une condition clé pour l’adoption d’un amendement constitutionnel. Le lendemain, la dissolution était actée.
Mais si la machine électorale est lancée, l’opinion publique, elle, reste dans le flou. Selon un sondage Nida Poll réalisé début décembre auprès de 2 500 personnes, plus de 40 % des électeurs ne savent toujours pas quel candidat au poste de Premier ministre soutenir. Le leader du People’s Party, Natthaphong Ruengpanyawut, arrive en tête des intentions déclarées, mais loin d’une dynamique majoritaire. Anutin Charnvirakul suit, tout comme l’ancien Premier ministre Abhisit Vejjajiva, mais aucun ne dépasse les 20 %. Résultats détaillés ci-dessous.
Même constat côté partis : un tiers des sondés ne parvient pas à choisir une formation politique. Le People’s Party domine les intentions de vote, devant les Démocrates, Pheu Thai et Bhumjaithai, mais l’écart reste fragile. Les petites formations, elles, peinent à émerger.
Le Parti du peuple ne cesse de brouiller son image en permettant au très droitier Anutin d’accéder au poste de Premier ministre cet été, puis en tenant un discours ultranationaliste pour rester en phase avec la population très va-t-en-guerre. Anutin, de son côté, mise tout sur l’effet drapeau.
Le Pheu Thai se trouve maintenant au coude à coude à coude avec le Parti démocrate dans le camp des « has been ».
Cette indécision massive reflète un climat politique encore marqué par les tensions des derniers mois : affrontements à la frontière cambodgienne, ralentissement économique, débats constitutionnels et incertitudes autour de la stabilité du gouvernement. À cela s’ajoute une campagne qui s’annonce courte, dense et potentiellement imprévisible.
Premier ministre
40.60%: Indécis
17.20%: Natthaphong Ruengpanyawut (People’s Party)
12.32%: Anutin Charnvirakul (Bhumjaithai Party)
10.76%: Abhisit Vejjajiva (Democrat Party)
6.28%: Julapun Amornvivat (Pheu Thai Party)
3.88%: Gen Rangsi Kitiyansap (Setthakit Party)
3.12%: Khunying Sudarat Keyuraphan (Thai Sang Thai Party)
1.40%: Pirapan Salirathavibhaga (Ruam Thai Sang Chart Party)
1.28%: Gen Prayut Chan-o-cha
2.28%: Petits candidats dont Gen Prawit Wongsuwan (Palang Pracharath),
0.88%: No comment
Les partis
32.36%: Indécis
25.28%: People’s Party
11.80%: Democrat Party
11.04%: Pheu Thai Party
9.92%: Bhumjaithai Party
2.76%: Setthakit Party
2.32%: Ruam Thai Sang Chart Party
2.00%: Thai Sang Thai Party
1.12%: Palang Pracharath Party
1.36%: Petits partis
0.04%: No comment



