
La Commission nationale de radiodiffusion et des télécommunications (NBTC) a approuvé un projet visant à plafonner les frais de service mobile domestique à 210 bahts par mois (hors TVA). L’objectif : garantir un accès abordable et une qualité minimale pour tous les utilisateurs, en particulier les ménages à faibles revenus.
Un forfait de base garanti
Le plan prévoit 70 minutes d’appels vocaux et 6 Go d’internet haut débit. Au‑delà, la vitesse ne tombera pas en dessous de 512 Kbps, contre 256 Kbps auparavant. Cela signifie que même après avoir épuisé son quota, l’utilisateur pourra continuer à naviguer, utiliser les réseaux sociaux ou envoyer des messages sans subir de ralentissements extrêmes.
Comparaison avec les offres actuelles
Aujourd’hui, les jeunes privilégient largement les forfaits internet. En prépayé, un pack de 7 jours avec 10 Go coûte environ 120 bahts, tandis qu’un forfait mensuel illimité (mais bridé après 20 Go) se situe autour de 300–350 bahts. En postpayé, les abonnements mensuels varient entre 399 et 599 bahts, avec 20 à 30 Go de données haut débit et appels illimités. Le projet de la NBTC, à 210 bahts, se positionne donc comme une offre plancher, bien en dessous des tarifs actuels, et pourrait forcer les opérateurs à revoir leurs gammes.
Les grands opérateurs concernés
AIS, TrueMove H et Dtac devront proposer au moins un forfait conforme à ces standards. La mesure vise à accroître la transparence et la concurrence, en évitant les offres trop complexes ou les vitesses ridicules une fois le quota dépassé.
Consultation publique
Le projet entre maintenant en phase de consultation. Les opérateurs et le public pourront donner leur avis avant l’adoption définitive. Les associations de consommateurs saluent déjà une avancée vers une justice numérique, rappelant que l’accès à internet est devenu essentiel pour les jeunes, les étudiants et les travailleurs précaires.
Un enjeu social majeur
Dans un pays où plus de 90 % des jeunes utilisent internet mobile comme principal outil de communication et d’éducation, la NBTC veut s’assurer qu’aucun utilisateur ne soit exclu pour des raisons financières. Le plafonnement à 210 bahts pourrait devenir une référence nationale, garantissant un minimum vital de connectivité.
Si le projet est validé, la Thaïlande rejoindra la liste des pays qui imposent un forfait universel abordable, une mesure qui pourrait transformer le marché et soulager des millions d’usagers.



