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Les sondages confirment l’avance du Parti du peuple, mais pourra-t-il gouverner ?

thaivisa 11 Jan 2026
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À moins d’un mois des élections générales du 8 février 2026, le Parti du peuple (PP) apparaît comme le grand favori. Les sondages NIDA et Suan Dusit le placent largement en tête, tant pour le vote de circonscription que pour le scrutin de liste nationale. NIDA et Suan Dusit sont des instituts sérieux qui utilisent des méthodes scientifiques. Son leader, Natthaphong Ruengpanyawut, domine également les souhaits pour le poste de Premier ministre. Pourtant, derrière cette dynamique électorale, une question cruciale demeure : même victorieux, le PP pourra-t-il réellement gouverner ?

Des sondages qui confirment la domination du PP

Le dernier NIDA Poll (2 500 répondants, 5–8 janvier) crédite Natthaphong de 24,76% des préférences pour le poste de Premier ministre, devant Anutin Charnvirakul (Bhumjaithai, 20,84%) et Abhisit Vejjajiva (Démocrates, 12,12%). En termes de partis, le PP recueille 30,40% des intentions de vote en circonscription et 30,48% sur liste nationale, loin devant Bhumjaithai (environ 22%) et Pheu Thai (environ 15%).

Le Suan Dusit Poll (2 682 répondants, 6–9 janvier) confirme cette tendance : 34,23% des électeurs choisiraient le PP sur liste nationale et 33,56% en circonscription. Natthaphong y obtient 31,99% des préférences comme Premier ministre, devant Yodchanan Wongsawat (Pheu Thai, 17,45%) et Anutin (15,14%). Ces chiffres traduisent une avance nette, mais aussi une part importante d’indécis (entre 8% et 14% selon les enquêtes), qui pourrait peser sur l’issue finale.

Une popularité urbaine, mais des fragilités structurelles

Le PP a bâti son succès sur une image de parti de la « nouvelle génération », porté par les jeunes, les urbains et les électeurs réformistes. À Bangkok, il avait raflé 32 des 33 sièges en 2023 et reste favori pour les conserver. Mais la capitale est réputée imprévisible, et les autres partis – Pheu Thai, Bhumjaithai et Démocrates – espèrent profiter d’un éventuel affaiblissement de la vague orange.

Pheu Thai, laminé en 2023 (un seul siège à Bangkok), tente de se repositionner en misant sur le retour de certains électeurs conservateurs. Bhumjaithai, jamais victorieux dans la capitale, mise sur Akanat Promphan et sur un contexte nationaliste lié aux tensions frontalières. Quant aux Démocrates, effacés depuis deux scrutins, ils espèrent une « nouvelle vague bleue » grâce au retour d’Abhisit Vejjajiva.

Le dilemme du compromis

Au-delà des chiffres, le PP traverse une crise identitaire. Son recrutement de technocrates et d’élites, comme l’ancien diplomate Pisan Manawapat, a été perçu comme un « grand compromis » avec l’establishment. Pisan avait défendu le coup d’État de 2014 lorsqu’il était ambassadeur à Washington, avant de devenir sénateur nommé par la junte. Même si le parti souligne son soutien ultérieur à des réformes constitutionnelles, cette nomination a suscité des critiques, notamment de l’universitaire en exil Pavin Chachavalpongpun.

Autre signe de compromis : le PP évite désormais de proposer une réforme de la loi de lèse-majesté (article 112), sujet explosif qui avait contribué à la dissolution de ses incarnations précédentes. Pour Pavin, cette prudence est une trahison des principes fondateurs. L’ex-députée Kalyapat Rachitroj a même démissionné, dénonçant l’abandon des idéaux progressistes et la marginalisation des membres historiques au profit d’experts extérieurs.

Un système politique verrouillé

Le PP sait que même une victoire nette ne garantit pas l’accès au pouvoir. En 2023, son prédécesseur Move Forward avait remporté le vote populaire, mais s’était vu barrer la route par le Sénat et les alliances conservatrices, en un mot, par le « régime ». Certes, le Sénat nommé a été remplacé par une chambre élue sans rôle dans le choix du Premier ministre, mais les résistances institutionnelles demeurent. Les partis conservateurs, les réseaux militaires et les élites économiques restent hostiles à toute réforme structurelle et la Cour constitutionnelle pourrait les écouter d’une oreille bienveillante.

Dans ce contexte, le PP doit choisir : adoucir son programme pour devenir un partenaire de coalition acceptable, au risque de perdre son identité, ou maintenir son cap réformiste et risquer d’être relégué à nouveau dans l’opposition.

Une victoire qui pourrait rester symbolique

Les sondages montrent que le PP est le parti le plus populaire, avec environ 30–34% des intentions de vote. Mais dans un système parlementaire fragmenté, cela pourrait ne pas suffire à atteindre la majorité absolue de 250 sièges. Même avec 170 à 200 sièges, le PP resterait dépendant de négociations ardues avec des partis souvent hostiles et qui, même en cas d’accord, n’hésiteront pas à le poignarder dans le dos comme l’avait fait le Pheu Thai et Thaskin Shinawatra en 2023.

Ainsi, l’élection de 2026 ne se résume pas à une bataille de chiffres. Elle pose une question plus profonde : la démocratie thaïlandaise permet-elle réellement à un parti réformiste, même majoritaire, de gouverner ?

Le Parti du peuple est aujourd’hui en tête des sondages, porté par une base jeune et urbaine. Mais ses compromis internes, ses fragilités rurales et les résistances institutionnelles laissent planer un doute majeur : une victoire électorale pourrait ne pas se traduire en pouvoir réel. Le paradoxe est clair : le PP peut gagner, mais reste prisonnier d’un système qui pourrait l’empêcher de gouverner.

Un média ultraconservateur, Top News, a récemment soumis un sondage à ses abonnés et, sans surprise, Anutin y apparaît largement en tête avec 35 %. Ce type d’enquête, limité au lectorat d’un journal, reste toutefois peu fiable : on l’a vu il y a quelques jours, lorsqu’un autre sondage en ligne ne lui attribuait qu’à peine 1 %. Son score se situera entre ces deux extrêmes. Néanmoins, compte tenu des jeux de coalition et de l’influence persistante du “régime”, l’hypothèse qui le place comme futur Premier ministre conserve une certaine crédibilité. 

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