
Un membre du Conseil de la Sécurité sociale représentant les travailleurs assurés, Sustarum Thammaboosadee, a affirmé qu’il continuerait à dénoncer les irrégularités présumées au sein de l’institution, malgré les menaces de poursuites judiciaires lancées par le parti Bhumjaithai.
Les dossiers dans lesquels un système de corruption est mis en place pour détourner une partie des cotisations des travailleurs à la Sécurité sociale sont nombreux. On rappellera la construction du siège payé 7 milliards de bahts alors qu’il n’en valait que la moitié ou, plus anecdotique, des calendriers inutiles facturés des millions de bahts.
Un combat pour les fonds des travailleurs
Dans un message publié sur Facebook, Sustarum a expliqué qu’il s’attendait à subir des pressions légales pour avoir mis en lumière des soupçons de corruption. Il a insisté sur le fait qu’il n’était ni politicien ni fonctionnaire, mais un représentant des millions de travailleurs cotisants. « Se taire n’est pas une option lorsque des fonds destinés au bien-être des assurés sont menacés », a-t-il écrit.
Ses propos font suite à une conférence de presse tenue le 1er février par Supachai Jaisamut, responsable juridique du Bhumjaithai, qui a dénoncé des accusations « fausses et nuisibles » pour l’image du parti.
Le parti tente de calmer le jeu
Supachai a précisé qu’aucune plainte n’avait encore été déposée, mais que des poursuites pourraient être envisagées si les accusations visant directement des membres du Bhumjaithai étaient maintenues sans preuve. Il a ajouté que le parti restait ouvert au dialogue et qu’il n’avait « aucun différend avec les travailleurs assurés ».
Supachai a également assuré que le Bhumjaithai soutenait des réformes destinées à améliorer les prestations offertes par le système de Sécurité sociale. En cas d’éléments crédibles, le parti se dit prêt à appuyer une enquête et à sanctionner toute personne impliquée dans des malversations.
Un militant social engagé
Sustarum est connu pour son rôle dans le mouvement Progressive Social Security et pour avoir cofondé l’ancien parti Future Forward, dissous par la « justice » en 2020. Son profil d’activiste social renforce la portée de ses déclarations, qui trouvent un écho auprès de nombreux travailleurs inquiets de la gestion de leurs cotisations.
Une affaire qui illustre les tensions politiques
Cette controverse survient dans un contexte électoral tendu, où les accusations de corruption et les menaces de poursuites sont souvent utilisées comme armes politiques. Elle met en lumière la fragilité de la confiance des citoyens envers les institutions et la nécessité de garantir la transparence dans la gestion des fonds publics.
Pour Sustarum, le message est clair : il continuera à parler au nom des travailleurs, même face aux menaces. Pour le Bhumjaithai, l’enjeu est de protéger son image tout en évitant d’apparaître comme un parti hostile aux assurés.



