
Les autorités thaïlandaises ont mené une opération de sauvetage spectaculaire dans la province de Sa Kaeo. Le 22 janvier au soir, la police de l’immigration, en coordination avec plusieurs agences et l’ambassade de Finlande, a libéré une fillette finlandaise de 11 ans qui affirmait être détenue et maltraitée dans une maison du district de Watthana Nakhon.
L’alerte a été donnée par la jeune victime elle-même, qui avait envoyé un courriel désespéré à la police finlandaise. Le message signalait qu’elle était retenue et torturée dans le village de Khlong Sai. Informées par l’ambassade, les autorités thaïlandaises ont rapidement organisé une descente à 21 heures.
Sur place, les policiers ont découvert deux ressortissants finlandais : Jariolavat Anmelin, 56 ans, et Katjatuulia Kuikka, 47 ans. En vérifiant leurs passeports, il est apparu qu’ils avaient largement dépassé la durée légale de séjour en Thaïlande. Arrivés en novembre 2021, ils auraient dû quitter le pays en janvier 2024. Leur présence était donc illégale depuis 723 jours. Les deux suspects ont reconnu l’infraction et ont été conduits au poste de police de Ban Thap Mai pour poursuites judiciaires.
La fillette a immédiatement été placée sous la protection du ministère du Développement social et de la Sécurité humaine de Sa Kaeo. Elle sera ensuite confiée à l’ambassade de Finlande afin de recevoir les soins et l’accompagnement nécessaires. Les autorités n’ont pas révélé son identité pour préserver sa sécurité.
Cette affaire met en lumière la coopération étroite entre la Thaïlande et la Finlande en matière de protection des mineurs et de lutte contre les abus. Elle rappelle également l’importance des mécanismes d’alerte internationale, qui ont permis d’agir rapidement pour sauver l’enfant.
Les enquêteurs poursuivent leurs investigations pour déterminer les circonstances exactes de la séquestration et les éventuelles violences subies. En attendant, la priorité reste de garantir la sécurité et le bien-être de la fillette, désormais hors de danger.



