
Le Département de contrôle des maladies (DDC) a lancé une consultation publique sur un projet de réglementation visant à assouplir les restrictions liées à la consommation d’alcool lors de certains événements traditionnels. L’initiative concerne notamment les mariages et les réceptions diplomatiques, souvent organisés dans des lieux où l’alcool est normalement interdit.
Actuellement, la loi interdit de boire dans les bureaux gouvernementaux, les entreprises publiques ou encore les établissements scolaires. Mais une modification de la loi sur les boissons alcoolisées a introduit la notion de « banquets traditionnels », ouvrant la voie à des exemptions officielles. Le projet prévoit ainsi de reconnaître les mariages comme des événements traditionnels, permettant de servir de l’alcool même dans des lieux soumis à des restrictions. Les réceptions diplomatiques pourraient également bénéficier de ce statut, au nom des usages protocolaires et culturels.
La consultation, ouverte du 2 au 16 mars via le système juridique central du gouvernement, invite les citoyens, les universitaires, les associations et les responsables politiques à donner leur avis. Les autorités veulent déterminer quelles occasions doivent être formellement reconnues et dans quels lieux l’alcool pourrait être autorisé.
Parallèlement, le DDC sollicite aussi des commentaires sur un autre projet de règlement, cette fois consacré au traitement et à la réhabilitation des personnes souffrant de dépendance à l’alcool. Le texte prévoit une meilleure coordination entre le Comité de contrôle de l’alcool et les services de santé publique, afin d’assurer un suivi médical et psychologique, de certifier l’éligibilité aux soins et de mesurer les résultats des programmes de réhabilitation. Les données recueillies devraient être centralisées et transmises aux instances de supervision.
Cette double démarche illustre la volonté des autorités de trouver un équilibre entre traditions sociales et impératifs de santé publique. D’un côté, reconnaître les mariages et les banquets diplomatiques comme des exceptions permettrait de s’adapter aux pratiques culturelles. De l’autre, renforcer l’accompagnement des personnes dépendantes souligne l’importance de prévenir les risques liés à l’alcool.
Le débat reste ouvert et les avis recueillis au cours de la consultation détermineront si ces assouplissements verront le jour. Pour l’heure, le gouvernement cherche à concilier respect des coutumes et responsabilité sanitaire, dans un pays où la consommation d’alcool demeure un sujet sensible.



