PHOTO ANCIENNE, pas liée à la situation actuelle
La fermeture soudaine de plusieurs espaces aériens au Moyen‑Orient, conséquence directe des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran, a provoqué une vague de perturbations dans le transport aérien mondial. À Bangkok, des centaines de passagers ont vu leurs vols annulés ou retardés, avec des nuisances qui se répercutent sur l’ensemble des liaisons vers l’Europe et l’Asie‑Pacifique.
Un ciel bloqué
Depuis samedi, l’Iran a totalement fermé son espace aérien, suivi par Israël. Les Émirats arabes unis, le Qatar et le Koweït ont également restreint certaines zones. Résultat : les couloirs aériens les plus fréquentés reliant l’Asie à l’Europe sont devenus impraticables. Les cartes de suivi des vols montrent un vide au‑dessus de l’Iran et de l’Irak, habituellement traversés par des dizaines de routes quotidiennes. Des aéroports d’une importance cruciale pour les liaisons Bangkok – Europe avec escale sont fermés.
Bangkok directement touchée
Plus de 500 vols ont été annulés dans le monde dès le 28 février, et des milliers retardés. À Bangkok, les compagnies qui utilisent Dubaï ou Doha comme hubs — Emirates, Qatar Airways, Etihad — ont dû revoir leurs plans. Plusieurs vols long‑courriers vers l’Europe ont été annulés ou déroutés, provoquant des files d’attente interminables à Suvarnabhumi et Don Mueang. Les passagers en transit, notamment ceux reliant l’Australie ou le Japon à l’Europe via le Golfe, se retrouvent bloqués ou contraints de passer par des itinéraires beaucoup plus longs .
Thai Airways affirme que la fermeture de l’espace aérien entre l’Iran et Israël n’affecte pas ses opérations, car ses itinéraires actuels ne survolent aucun des deux pays.
Des nuisances en chaîne
Les annulations entraînent non seulement des retards massifs mais aussi des problèmes logistiques :
- Correspondances manquées pour les voyageurs en transit.
- Allongement des trajets de plusieurs heures, les avions devant contourner la zone par la Turquie ou l’Asie centrale.
- Surcharge des aéroports de Bangkok, où les compagnies doivent gérer des milliers de passagers en attente de réacheminement.
- Coûts accrus pour les compagnies aériennes, qui doivent assumer carburant supplémentaire et hébergements.
Une crise qui s’installe
La situation reste incertaine : tant que les tensions militaires persistent, les restrictions aériennes pourraient durer. Les autorités thaïlandaises conseillent aux voyageurs de vérifier en permanence l’état de leur vol et de se préparer à des changements de dernière minute.
Pour les passagers, le désagrément est bien réel : nuits passées dans les halls d’aéroport, vacances compromises, rendez‑vous professionnels manqués.
La Civil Aviation Authority of Thailand a rappelé que les voyageurs dont les vols sont retardés ou annulés en raison des fermetures d’espaces aériens au Moyen‑Orient peuvent obtenir une assistance. Les compagnies doivent fournir repas, boissons et moyens de communication en cas de retard prolongé, ainsi que hébergement et compensations financières selon la durée de l’attente. En cas d’annulation, les passagers peuvent choisir entre remboursement, changement de vol ou autre mode de transport. Les réclamations peuvent être déposées directement sur la plateforme complaint.caat.or.th.



