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32 milliards de dollars d’investissements en Thaïlande. Mais 38 milliards au Vietnam.

thaivisa 11 Jan 2026
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Investissement thaïlandais au Vietnam

Le texte ci-dessous synthétise l’avis d’experts thaïlandais et non vietnamiens.

Le Vietnam s’impose de plus en plus comme un acteur incontournable dans la compétition économique régionale. Alors que la Thaïlande célébrait en 2025 un record d’investissements étrangers — 1,37 trillion de bahts de demandes de promotion entre janvier et septembre, soit une hausse de 94 % sur un an —, Hanoï attire désormais l’attention des investisseurs mondiaux avec une dynamique qui pourrait rebattre les cartes en Asie du Sud-Est.

Le gouvernement vietnamien vise une croissance annuelle de 10 % d’ici 2030, après avoir enregistré environ 8 % en 2025. Déjà quatrième économie de la région derrière l’Indonésie, la Thaïlande et Singapour, le pays entend se transformer en hub industriel de haute technologie, notamment dans les semi-conducteurs. Les investissements massifs dans les infrastructures — routes, ports, aéroports — s’inscrivent dans une stratégie de long terme : atteindre le statut d’économie à hauts revenus d’ici 2045.

À l’inverse, la Thaïlande est souvent critiquée pour le retard de ses projets d’infrastructures, ce qui alimente les inquiétudes sur sa capacité à rester compétitive.

Avec une population jeune — âge moyen 33 ans contre 40 en Thaïlande —, le Vietnam bénéficie d’un avantage démographique majeur. Ce « dividende » devrait durer plusieurs décennies, offrant une main-d’œuvre abondante pour les industries textiles, électroniques et manufacturières. La Thaïlande, devenue une société vieillissante, doit composer avec des pénuries de main-d’œuvre de plus en plus visibles. La Thaïlande ne fonctionne que grâce à l’apport de trois, quatre ou cinq millions de travailleurs migrants.

Le tourisme illustre aussi cette rivalité. Le Vietnam multiplie les initiatives pour attirer davantage de visiteurs : subventions de vols, modernisation des aéroports, diversification des destinations au-delà de Hanoï et Ho Chi Minh-Ville. Objectif affiché : détourner une partie des flux qui font de la Thaïlande la destination phare de la région. Bangkok et Phuket doivent désormais innover, en misant sur l’écotourisme, les expériences culturelles ou la qualité des services pour conserver leur avance.

Le décollage du Vietnam trouve ses origines dans les réformes du Doi Moi de 1986, qui ont ouvert l’économie au marché et aux investissements étrangers. Depuis, la stabilité des politiques publiques rassure les investisseurs. En 2024, le pays a attiré 38 milliards de dollars d’investissements directs étrangers, contre 32 milliards pour la Thaïlande. Plus de 60 accords de libre-échange offrent aux entreprises un accès privilégié aux marchés mondiaux, renforçant l’attractivité du pays.

Face à cette dynamique, les sociétés thaïlandaises ne restent pas à l’écart. Les investissements augmentent en moyenne de 20 % par an. Exemple emblématique : SCG Chemicals, filiale du Siam Cement Group, qui exploite le complexe pétrochimique de Long Son, le plus grand du Vietnam. Avec une capacité de 1,4 million de tonnes par an, il répond à la demande croissante en plastiques et positionne SCG comme un acteur régional majeur.

D’autres entreprises thaïlandaises misent sur les énergies renouvelables, l’agroalimentaire ou l’automobile. Les opportunités restent nombreuses, notamment dans les projets d’électricité, d’eau et de routes, essentiels à la modernisation du pays.

Pour Jongjarern Jomjakra, vice-président de la Chambre de commerce thaïlandaise au Vietnam, « il existe des perspectives d’investissement pour les entreprises thaïlandaises dans de nombreux secteurs ». Mais il prévient : la Thaïlande ne peut ignorer la montée en puissance de son voisin.

La compétition entre Bangkok et Hanoï ne fait que commencer. Si la Thaïlande veut conserver son statut de hub régional, elle devra accélérer ses réformes, investir dans ses infrastructures et trouver des réponses à son défi démographique. Car le Vietnam, fort de sa jeunesse bien formée et de sa stratégie claire, avance à grands pas vers le rôle de nouvelle puissance économique d’Asie du Sud-Est.

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