
Depuis plus de deux semaines, la Thaïlande est frappée par des pluies intenses, provoquant inondations et désorganisation dans plusieurs provinces. À Bangkok, les autorités ont ramassé près de 800 tonnes de déchets dans le quartier de Lat Krabang après les crues. Le gouverneur adjoint Pornphrom Vikitsreth a reconnu la lenteur du nettoyage, mais a pointé du doigt les habitants qui continuent à déposer des détritus sur les zones déjà dégagées.
À Phuket, un violent orage a suffi à paralyser des rues en moins d’une heure, perturbant le festival végétarien. Les autorités locales ont mis en alerte leurs équipes de secours et averti la population du risque de pluies très fortes jusqu’au 13 octobre. La météo nationale prévoit des orages, vents violents et vagues de plus de deux mètres dans le Sud et le golfe de Thaïlande.
Dans la province de Chachoengsao, les habitants de Pak Nam vivent les pieds dans l’eau depuis plus de deux semaines. Certains redoutent que la situation perdure encore pendant un mois. Les témoignages décrivent des difficultés quotidiennes : déplacements impossibles, odeurs nauséabondes, accès limité à la nourriture et aux soins. Les résidents dénoncent aussi les camions qui aggravent les dégâts en projetant des vagues dans les maisons.
Face à la colère, une quarantaine de villageois ont bloqué une route pour protester contre la construction de digues jugées trop contraignantes. Les services d’irrigation ont accepté de suspendre les travaux, tout en maintenant les protections autour de la ville de Chachoengsao. Les pompes fonctionnent à plein régime pour évacuer les eaux stagnantes vers le fleuve Bang Pakong.
Entre nettoyage à Bangkok, festival noyé à Phuket et contestation à Chachoengsao, les inondations rappellent la fragilité du pays face aux pluies de mousson. Les habitants réclament désormais des solutions durables, au-delà des interventions d’urgence.



