
À partir du 1er octobre 2026, près de 30 millions de foyers thaïlandais bénéficient d’une couverture nationale contre les inondations, tempêtes et séismes. Le dispositif, financé par l’État, a été validé par le gouvernement le 22 septembre, avec une enveloppe de 15,5 milliards de bahts issue du budget central. Objectif : offrir une indemnisation rapide et réduire les délais liés aux aides traditionnelles, souvent versées après coup.
Le programme national d’assurance contre les catastrophes, baptisé “3 risques, 1 protection pour chaque foyer thaïlandais”, couvre les inondations, les tempêtes et les séismes. Les indemnisations prévues vont jusqu’à 100 000 bahts par logement et par sinistre, ainsi que 2 millions de bahts en cas de décès accidentel. La couverture est valable du 1er octobre 2026 au 1er octobre 2027, mais uniquement dans les zones officiellement déclarées comme sinistrées par les autorités.
Le vice‑ministre de l’Intérieur, Jeseth Thaiseth, a insisté sur la nécessité d’un système proactif face à la multiplication des catastrophes naturelles. Selon lui, les coûts annuels de secours sont imprévisibles et pèsent sur les finances publiques. L’assurance permet de transformer ces dépenses en investissement préventif, tout en garantissant aux sinistrés un retour plus rapide à la vie normale.
Le 30 septembre, Jeseth a présidé une réunion nationale pour harmoniser les procédures entre provinces, Bangkok et agences concernées. Les gouverneurs, les centres régionaux de prévention des catastrophes et les représentants de l’Office of Insurance Commission (OIC) ont été invités à clarifier les critères et à simplifier l’accès des citoyens aux indemnisations. Les consignes : vérifier les dommages, coordonner les services et limiter les démarches imposées aux habitants.
L’assurance ne s’applique qu’aux catastrophes survenues à partir du 1er octobre 2026. Autrement dit, les inondations déjà en cours avant cette date ne sont pas couvertes par le nouveau dispositif, qui ne prend en charge que les sinistres futurs. Les aides déjà engagées pour des catastrophes passées restent gérées par les mécanismes classiques. Le DDPM et l’OIC préparent un manuel opérationnel et un système intégré de collecte des données locales, afin d’éviter toute confusion et d’accélérer le versement des compensations.
Cette réforme marque un tournant : la Thaïlande passe d’une logique de secours post‑catastrophe à une assurance universelle. Pour les habitants des zones à risque, c’est la promesse d’une aide plus rapide et plus équitable. Pour l’État, c’est un outil de gestion budgétaire et de confiance publique. Dans un pays régulièrement frappé par les crues et les tempêtes, cette couverture nationale apparaît comme une avancée majeure en matière de protection civile.



