
EZY Airlines a inauguré le 30 septembre son premier vol entre Hua Hin et U‑Tapao, avant le lancement officiel des liaisons régulières prévu le 23 octobre. L’appareil, un petit Cessna Caravan de dix places, a relié les deux villes en 40 minutes, offrant une alternative rapide à la route souvent longue et encombrée. Les vols seront programmés quatre jours par semaine, avec des tarifs promotionnels à partir de 2 900 bahts.
Hua Hin Airport, situé dans la province de Prachuap Khiri Khan, est une plateforme modeste, longtemps cantonnée à quelques vols domestiques et charters. Construit dans les années 1960 pour accueillir l’aviation civile, il n’a jamais atteint le niveau d’activité des grands hubs thaïlandais. Sa piste unique et ses infrastructures limitées en font un aéroport secondaire, mais il reste un atout pour une station balnéaire prisée des touristes thaïlandais et étrangers.
U‑Tapao Rayong‑Pattaya International Airport, de son côté, est né comme base militaire de l’US Air Force pendant la guerre du Vietnam. Resté longtemps discret, il a été progressivement ouvert au trafic civil, notamment pour desservir Pattaya et la côte orientale. Malgré des ambitions affichées de devenir un hub régional dans le cadre du corridor économique de l’Est (EEC), U‑Tapao reste aujourd’hui un aéroport de taille moyenne, avec des infrastructures en développement et une fréquentation bien inférieure à Suvarnabhumi ou Don Mueang.
La nouvelle liaison Hua Hin–U‑Tapao illustre la stratégie d’EZY Airlines : relier des destinations touristiques secondaires avec des avions légers, là où les grandes compagnies ne jugent pas rentable d’opérer. La compagnie exploite déjà des vols vers Surat Thani et envisage d’étendre son réseau vers Phuket et Krabi. Mais ces projets se heurtent à des contraintes financières, comme l’ont montré les annulations de routes vers le nord en août, faute de viabilité économique.
Pour les voyageurs, cette connexion aérienne représente un gain de temps considérable et une meilleure accessibilité entre deux zones balnéaires. Pour les deux aéroports, c’est l’occasion de dynamiser leur activité et de se positionner comme relais régionaux dans un marché dominé par Bangkok. Reste à voir si la demande suffira à pérenniser ces vols, dans un secteur où les petits appareils doivent composer avec des coûts élevés et une concurrence routière toujours forte.



