
Bonne nouvelle pour les voyageurs. Le gouvernement thaïlandais a décidé de mettre en pause son projet de taxe de départ de 1.000 bahts (environ 27 euros) sur les voyages internationaux. Une décision motivée par la volonté de préserver la dynamique du tourisme, un secteur considéré comme essentiel pour l’économie du royaume.
Le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Ekniti Nitithanprapas, a estimé qu’il n’était pas opportun d’introduire une nouvelle charge financière alors que le pays cherche à attirer davantage de visiteurs étrangers. Selon lui, la Thaïlande bénéficie actuellement d’un regain d’intérêt sur la scène internationale, notamment après l’organisation des assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale en 2026.
Ces rencontres ont contribué à améliorer l’image du pays et suscité l’intérêt de nombreux partenaires étrangers. Le ministre a également indiqué que les retours obtenus lors de récentes réunions de l’APEC montraient une forte volonté de nombreux participants de revenir en Thaïlande dans les prochains mois.
Le gouvernement espère ainsi enregistrer une solide fréquentation touristique au cours du dernier trimestre 2026. Dans ce contexte, imposer une taxe supplémentaire risquerait de compromettre cet élan, alors même que les compagnies aériennes et l’industrie touristique doivent déjà composer avec la hausse des coûts de l’énergie, aggravée par les tensions au Moyen-Orient.
Le projet, actuellement à l’étude par le département des recettes fiscales, prévoyait de prélever 1.000 bahts sur les personnes quittant la Thaïlande pour l’étranger. La mesure aurait concerné à la fois les voyageurs thaïlandais, les expatriés et les touristes internationaux au moment de leur départ.
Pour les résidents étrangers et les visiteurs de longue durée, cette décision signifie qu’aucune nouvelle taxe ne sera appliquée dans l’immédiat lors d’un voyage d’affaires, d’un séjour touristique ou d’un retour dans leur pays d’origine.
Aucune date de mise en œuvre n’a été annoncée. Les autorités souhaitent d’abord évaluer la situation économique ainsi que les conséquences des prix élevés de l’énergie avant de réexaminer le projet.
Ekniti Nitithanprapas a par ailleurs précisé que le dossier de la future taxe d’entrée touristique de 450 bahts relève du ministère du Tourisme et des Sports et reste distinct du projet de taxe de sortie actuellement suspendu.
Pour l’heure, Bangkok préfère donc privilégier l’attractivité du pays plutôt que d’alourdir la facture des voyageurs, dans l’espoir de maintenir la Thaïlande parmi les destinations les plus prisées d’Asie.



