
La police thaïlandaise enquête sur des accusations explosives : Thana “Pong” Koetthong, principal suspect dans le quintuple meurtre de Chon Buri, aurait été informateur pour des officiers il y a une dizaine d’années. Les autorités préviennent que tout policier impliqué pourrait faire face à des poursuites, même en retraite.
Un passé trouble sous la loupe
Le chef de la police nationale, le général Kitrat Phanphet, a confirmé que des témoignages évoquent un lien entre Thana et un officier entre 2013 et 2016. Si ces allégations sont prouvées, des sanctions disciplinaires et pénales suivront. Il a insisté sur le fait que les casiers judiciaires ne peuvent pas être effacés arbitrairement, réfutant les rumeurs selon lesquelles Thana aurait bénéficié d’un “nettoyage” de son passé.
Thana, 43 ans, a été arrêté avec trois complices présumés après la découverte des corps de deux jeunes Russes et d’une famille thaïlandaise de trois personnes, enterrés dans une plantation de cocotiers. Les enquêteurs affirment que le gang se faisait passer pour des policiers afin d’enlever les victimes.
Des révélations médiatiques
L’affaire a pris une nouvelle dimension lorsqu’un témoin a déclaré dans une émission télévisée que Thana l’avait conduit à acheter de la drogue auprès d’un policier de Huai Yai. Le général Kitrat a ordonné une enquête rapide, exigeant la vérification des téléphones portables des officiers concernés. “Si les accusations sont fondées, des mesures décisives seront prises immédiatement”, a-t-il déclaré.
Un criminel récidiviste
Libéré de prison seulement sept semaines avant les meurtres, Thana aurait reconnu son implication dans un triple homicide commis fin juin. Ses complices — Thongchai Srinil, Chatchanan Paen‑iam et Asadang Chuawong — ont également été arrêtés. Les autorités examinent désormais si le gang est lié à d’autres affaires non résolues.
Réaction du ministère de la Justice
Face au choc provoqué par ces crimes, le ministre de la Justice, le général Rutthapon Naowarat, a ordonné un examen approfondi de la situation de plus de 5 000 anciens détenus jugés à haut risque. L’objectif est de renforcer la surveillance post‑libération et de réduire la récidive. Des task forces provinciales, associant le ministère de l’Intérieur, seront mobilisées pour identifier les profils les plus dangereux.
Un test pour la police thaïlandaise
Cette affaire met en lumière les failles du système de suivi des anciens détenus et soulève des questions sur la relation entre criminels et forces de l’ordre. Si les accusations d’informateur se confirment, elles pourraient ébranler la confiance du public dans la police.
Pour l’heure, les enquêteurs poursuivent leurs vérifications, tandis que la société thaïlandaise attend des réponses claires.



