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Makkasan : huit morts sur un passage à niveau du XXe siècle

Geo Valin 17 Mai 2026
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Samedi 16 mai, un train de marchandises a percuté un bus de la ligne 206 à l’intersection Asok–Din Daeng, provoquant un incendie et faisant huit morts et plus de trente blessés. Les images de l’accident ont choqué, mais elles révèlent surtout une vérité plus profonde : cette portion de l’avenue Ratchadaphisek, entre Asoke et Rama 9, est restée figée dans un autre temps.

Alors que Rama 9 et Asoke sont devenus des vitrines de modernité, encadrées par des gratte‑ciel, des centres commerciaux et des infrastructures dernier cri, Makkasan apparaît comme une enclave du XXe siècle. Ici, les trains de fret traversent encore le cœur de la capitale, les barrières manuelles peinent à se fermer à temps, et les automobilistes s’entassent sur les rails faute d’espace. Ce contraste est saisissant : deux sections de la même avenue incarnent la Bangkok moderne, tandis que Makkasan reste une zone accidentogène, sans règles claires ni solutions durables.

Les autorités ont rapidement choisi de poursuivre les deux conducteurs, celui du train et celui du bus, pour « conduite imprudente ayant causé la mort ». Une décision qui interroge. Car si les chauffeurs ont leur part de responsabilité, c’est surtout l’environnement qui a rendu l’accident inévitable. Les vidéos de surveillance montrent un agent agitant un drapeau rouge, incapable d’abaisser la barrière, car des voitures bloquaient le passage. Le train est arrivé, le bus était coincé, et la tragédie s’est produite.

Ce n’est pas un cas isolé. Les habitants du quartier savent que les accidents sont fréquents à ce passage à niveau. Les motos heurtent les barrières, les voitures s’arrêtent sur les rails, et les trains de fret continuent de circuler en pleine ville. Le Premier ministre Anutin Charnvirakul a promis une enquête et évoqué des tunnels ou des déviations, mais ces projets restent hypothétiques. Les Bangkokiens peinent à croire que le gouvernement va vraiment agir. Le « Missing Link » de la ligne rouge, censée supprimer les passages à niveau du centre, est enlisé depuis des années, coincé dans les méandres des grands projets ferroviaires.

Le porte‑parole du Parti démocrate a rappelé le « modèle du gruyère » : un accident majeur survient quand toutes les failles d’un système de sécurité s’alignent. À Makkasan, elles sont nombreuses : embouteillages chroniques, barrières défaillantes, signalisation insuffisante, absence de séparation claire entre route et rail. Que les autorités s’en prennent aux conducteurs est une réponse facile, mais elle occulte le vrai problème : un passage à niveau, digne de Trifouilliburi, laissé à l’abandon au milieu d’un axe vital.

Il est presque étonnant qu’il n’y ait pas davantage de morts à cet endroit. Chaque jour, des milliers de véhicules franchissent ce croisement, souvent en violation des règles qui imposent de ne pas s’arrêter sur les rails. La loi existe, mais son application est faible, et la configuration des lieux pousse les automobilistes à l’infraction dans le seul but de s’échapper à cet embouteillage infernal et permanent.

Les hommages déposés dimanche — fleurs, guirlandes, bouteilles d’eau — témoignent de la douleur des familles et de la solidarité des habitants. Mais ils rappellent aussi que la sécurité routière ne peut reposer uniquement sur la vigilance individuelle. Tant que Makkasan restera un passage à niveau du siècle dernier, les conducteurs continueront de risquer leur vie.

Les victimes n’ont pas encore toutes pu être identifiées. Certaines familles, qui étaient en contact avec leurs proches dans le bus avant de perdre toute communication, redoutent désormais le pire. Dans les heures à venir, on verra sans doute le Premier ministre ou le gouverneur apparaître à l’hôpital ou aux funérailles, dans des mises en scène qui sembleront déplacées.

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