
La police thaïlandaise a mis la main sur un cambrioleur récidiviste dans des circonstances pour le moins insolites. L’homme, connu sous le surnom de “Jojo”, 33 ans, a été interpellé le 18 février à Sai Noi, dans la province de Nonthaburi, alors qu’il s’apprêtait à rejoindre des amis pour consommer de la drogue.
Les enquêteurs de la police métropolitaine et du commissariat de Prachachuen le soupçonnaient depuis plusieurs semaines. Jojo, sans papiers d’identité, traînait déjà un lourd passé : neuf affaires liées à la drogue, au vol et à l’intrusion. Le 4 février, il avait pénétré dans la maison d’un officier supérieur de la police à Prachachuen, dérobant notamment des amulettes et statues bouddhiques d’une valeur estimée à deux millions de bahts. Il était revenu à deux reprises sur les lieux, narguant même les caméras de surveillance avec un sourire provocateur.
Face à cette audace, les enquêteurs ont redoublé d’efforts. Le 18 février, ils ont appris que Jojo devait se rendre dans un temple pour se livrer à des activités liées à la drogue. Une équipe s’est alors infiltrée dans les festivités locales, déguisée en troupe de « danse du lion », une tradition chinoise. Profitant de la couverture offerte par le spectacle, les policiers ont pu s’approcher discrètement du suspect et le maîtriser.
Lors de son interrogatoire, Jojo a reconnu les faits. Il a expliqué avoir quitté sa famille à l’âge de 11 ans, sombré dans la consommation de colle et vécu en marge de la société. Les biens volés ont déjà été revendus, a-t-il admis. Il a été remis aux enquêteurs de Prachachuen pour poursuite judiciaire et récupération des objets dérobés.
Cette arrestation spectaculaire illustre la créativité des forces de l’ordre face à des délinquants de plus en plus audacieux. Elle rappelle aussi la persistance des problèmes liés à la drogue et aux cambriolages en Thaïlande, où les autorités multiplient les opérations de terrain pour tenter de contenir une criminalité qui reste très présente.
Cette affaire, certes mineure, a pourtant fait le tour des médias internationaux. La plupart n’ont pas fourni les précisions que nous apportons ici, issues directement des informations transmises par la police.



